Face à ses grands rivaux du Toronto FC, l’Impact a manqué de hargne

Il manquait, chez l’Impact, une hargne que les 19 619 spectateurs étaient en droit de s’attendre à voir dans un contexte de pareille rivalité.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Il manquait, chez l’Impact, une hargne que les 19 619 spectateurs étaient en droit de s’attendre à voir dans un contexte de pareille rivalité.

À peu près tous les ingrédients y étaient, samedi soir, pour permettre à l’Impact de Montréal de se redonner un nouvel élan après les performances plus ou moins convaincantes des récentes semaines. L’équipe jouait dans son château fort, tous les billets avaient été vendus — une première en 2019 au stade Saputo — et les visiteurs étaient ses grands rivaux en MLS. Pourtant, la formation montréalaise a subi un septième jeu blanc cette saison et un troisième revers de suite, 2-0 face au Toronto FC.

Bien sûr, il manquait encore Ignacio Piatti et Rémi Garde a dû se passer de Samuel Piette pendant la dernière demi-heure du match. Et si le retour de Piatti ne devrait plus tarder, les premières indications au sujet de Piette, samedi soir, étaient peu encourageantes.

Toutefois, il manquait aussi, chez l’Impact, une hargne que les 19 619 spectateurs étaient en droit de s’attendre à voir dans le contexte particulier du duel de samedi. Une hargne qui a commencé à surgir une fois que le Toronto FC a ouvert la marque à la 61e minute de jeu, à peine deux minutes après que Piette eut été contraint de rentrer au vestiaire.

« [Les joueurs du Toronto FC] n’ont pas été extraordinaires, et nous n’avons pas été particulièrement extraordinaires », a fait remarquer le gardien Evan Bush, qui a réalisé cinq arrêts, dont deux d’importance pendant les cinq dernières minutes de la deuxième demie qui ont temporairement permis à l’Impact de rester à distance de frappe.

« Je crois qu’ils ont façonné un peu plus de bonnes chances de marquer que nous. Leur premier but est venu à la suite d’une erreur de notre part, encore une fois, et le Toronto FC compte des joueurs décisifs qui vont vous faire payer vos erreurs dans des zones dangereuses du terrain », a ajouté Bush.

Après avoir flirté avec le sommet du classement de l’Association Est, voilà que l’Impact (9-10-3) commence à glisser doucement vers le seuil donnant accès aux séries éliminatoires. Aucune formation en MLS n’a joué plus de matchs que les hommes de Rémi Garde, et les cinq équipes qui suivent au classement ont toutes au moins deux matchs en banque — le New York City FC en a même cinq — et pourraient rattraper l’Impact ou même le doubler en gagnant deux matchs.

Un tel scénario placerait l’Impact dans une position précaire, ce dont semble conscient Bacary Sagna.

« La balle est dans notre camp maintenant. À nous de faire ce qu’il faut pour continuer à travailler en équipe, à se parler, à communiquer plus sur le terrain. »

« Il faut analyser le match. On va prendre le temps de réfléchir, de se reposer et dès mardi, il va falloir se remettre dedans. Parce qu’on a à coeur de faire les séries et pour le moment on va dans la mauvaise direction. Il faut faire ce qu’il faut pour changer. »