Vernon Adams fils veut encore saisir l’occasion contre le Rouge et Noir

Le quart-arrière Vernon Adams fils
Photo: Peter Power La Presse canadienne Le quart-arrière Vernon Adams fils

Vernon Adams fils ne sait peut-être pas pendant combien de temps il sera le quart partant des Alouettes de Montréal, mais pour l’instant, il entend bien tirer avantage de la situation actuelle.

C’est sur la surface bétonnée du stade olympique qu’Adams s’est entraîné avec la première unité offensive, jeudi, en vue du match contre le Rouge et Noir d’Ottawa, samedi après-midi. À ses côtés, il y avait son homologue de 23 ans, Antonio Pipkin, qui a pris part à quelques répétitions, même s’il se remet d’une blessure à une jambe.

Pipkin avait été nommé le partant pour le premier match de la campagne, à Edmonton, mais sa blessure subie dès le troisième quart a ouvert la porte à Adams, qui vient d’aider les Alouettes (1-2) à signer une première victoire cette saison, contre les Tiger-Cats d’Hamilton, il y a sept jours.

Depuis qu’Anthony Calvillo a annoncé sa retraite, en 2013, les Oiseaux sont activement à la recherche d’un successeur digne de ce nom. Entre les deux jeunes quarts, le débat n’est peut-être pas encore relancé, mais l’occasion est belle pour Adams, 26 ans, de montrer son savoir-faire.

« Je ne sais pas si c’est ma première vraie chance d’avoir le poste de quart numéro un ici, mais j’ai l’occasion d’aller sur le terrain, de faire de mon mieux et, surtout, d’essayer de gagner des matchs, a mentionné Adams. Tant que je peux le faire, que ce soit pour une ou plusieurs semaines, je vais essayer d’obtenir des victoires pour cette équipe. C’est tout ce qui compte. »

Tout comme Adams, l’entraîneur-chef de la troupe montréalaise, Khari Jones, y va une semaine à la fois quant à l’identité de son partant. Jones a profité de l’entraînement pour affirmer que l’état de santé de Pipkin était évalué quotidiennement et que chaque jour, il en demandait un peu plus de son quart.

« Je crois qu’Antonio pourrait revenir au jeu la semaine prochaine, mais c’est encore à vérifier, a dit Jones. Je ne m’avance pas trop concernant la situation avec nos quarts. Vernon s’est amélioré chaque semaine et je veux qu’il continue sur cette voie. Pour le moment, c’est lui notre partant et j’aime le voir aller sur le terrain. »

Jones, un ancien quart de la Ligue canadienne de football, est bien placé pour comprendre la situation d’Adams, qui est encore en apprentissage après n’avoir tenté que 111 passes lors de ses trois premières saisons dans le circuit canadien.

« J’aime l’attitude de Vernon. C’est un bon joueur de football et il commence à devenir plus mature dans ses décisions, a observé l’entraîneur-chef. Parfois, il y a une période d’adaptation par rapport au football canadien. Le terrain est plus large, il y a un joueur de plus et c’est différent du football américain. »

L’éclosion de Stanback

Après la victoire de la semaine dernière, l’ambiance était décontractée à l’entraînement et le porteur de ballon William Stanback était de ceux qui avaient le sourire facile.

Stanback s’est donné en spectacle contre les Tiger-Cats, inscrivant trois touchés et amassant 203 verges en 22 courses. Il est d’ailleurs devenu le premier porteur de ballon des Alouettes à récolter plus de 200 verges au sol dans un match depuis l’illustre Mike Pringle, en 1998.

L’éclosion de l’athlète de 25 ans pourrait bien devenir la clé du succès des Montréalais. Elle viendrait enlever un peu de pression sur les quarts et pourrait changer le visage offensif des Alouettes.

« Je crois que le jeu au sol équilibre notre attaque, mais c’est différent d’une équipe à l’autre. Chaque semaine, nous devons nous préparer pour un nouvel adversaire et il ne faut pas négliger un aspect de notre jeu au profit d’un autre », a fait valoir Stanback.

Jones, qui occupe également le poste de coordonnateur offensif, a tenu à souligner qu’il n’était pas surpris de ses succès et qu’il a toujours souhaité impliquer Stanback le plus possible au sein de son attaque.

« J’ai toujours cru que William pouvait porter le ballon au moins 20 fois par partie. Il fallait simplement trouver les situations pour qu’il puisse le faire, a expliqué Jones. C’est un joueur spécial, mais nous voulons surveiller son utilisation pour ne pas qu’il se blesse. »

Après avoir été un témoin privilégié de la superbe prestation de Stanback, Luc Brodeur-Jourdain, nouvellement retraité, a accepté le poste d’entraîneur adjoint de la ligne offensive des Alouettes. Il épaulera Paul Dunn tout en apprenant les rudiments du métier.

Fraîchement rapatrié, le secondeur Chris Ackie devrait être en mesure de jouer samedi. Même son de cloche dans le cas du demi de coin Tommie Campbell, qui ne s’est pas entraîné cette semaine afin de régler un dossier personnel.