Un retour du baseball plus imminent que jamais

L’homme d’affaires Stephen Bronfman s’est entretenu avec les médias mercredi midi.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne L’homme d’affaires Stephen Bronfman s’est entretenu avec les médias mercredi midi.

Stephen Bronfman n’est pas passé par quatre chemins : il s’agit, à son avis, d’une grande journée pour le baseball à Montréal, alors qu’après avoir souligné les 50 ans de l’histoire des Expos, il peut maintenant évoquer la possibilité de ramener la MLB dans la métropole, « une ville des ligues majeures ».

C’est ce qu’a révélé mercredi le porte-étendard du Groupe de Montréal, qui a fait le point en compagnie du président et chef de la direction de Claridge, Pierre Boivin, sur le projet présenté la veille par Stuart Sternberg, propriétaire des Rays.

Garde partagée

L’idée d’un club partagé entre la région de la baie de Tampa et Montréal ne vient d’ailleurs pas des Rays, mais bien de Bronfman. Selon lui, cette idée ne se voulait qu’une idée intéressante, jusqu’à ce que le baseball majeur l’appuie, comme il l’a fait la semaine dernière.

S’il a offert plus de précisions quant à la nature du projet et de quelle façon il pouvait bénéficier à Montréal, Bronfman n’a pas dérogé de la ligne tracée mardi par Sternberg à St. Petersburg. Il a d’ailleurs répété que le projet était dans une phase très préliminaire et que la première étape serait pour les Rays d’obtenir les approbations nécessaires de leur côté avant d’aller de l’avant.

Le maire de St. Petersburg, Rick Kriseman, a tenu à rappeler qu’il avait ses propres conditions pour embarquer dans un tel projet. Il a d’ailleurs mentionné que sa Ville ne financera pas un stade pour une équipe partagée, et a rappelé que la notion de respect devra être rétablie entre Sternberg et St. Petersburg.

Encore du pain sur la planche

Comme Sternberg la veille, Bronfman n’a pas offert de réponse quant au partage des matchs, des séries ou encore du nom du club. Il admet toutefois y penser lorsqu’il est sous la douche.

Une chose est claire : les coûts associés à la construction d’un stade ne nécessitant pas de toit rétractable ni de sièges chauffants sont plus intéressants d’un point de vue économique pour son groupe. Il estime par ailleurs que cette équipe partagée ne refroidira pas les éventuels partenaires dans la construction de ce stade. Il a répété qu’il ne comptait pas demander de fonds publics pour la construction du stade, mais que l’aide des gouvernements sera nécessaire pour les infrastructures ou le zonage, par exemple.