Coupe du monde: les Canadiennes veulent enchaîner

Le Canada et la Nouvelle-Zélande s'affronteront à nouveau à la Coupe du monde de soccer féminin.
Photo: Cole Burston La Presse canadienne Le Canada et la Nouvelle-Zélande s'affronteront à nouveau à la Coupe du monde de soccer féminin.

Quatre ans après que des éclairs eurent temporairement suspendu leur affrontement de la Coupe du monde de soccer féminin à Edmonton, le Canada et la Nouvelle-Zélande se retrouvent à nouveau sur cette scène.

Le soleil était radieux en début de semaine, mais la pluie et les éclairs pourraient se mettre de la partie en après-midi et en début de soirée.

« J’imagine que c’est approprié », a mentionné la vétérante canadienne Sophie Schmidt, à propos des prévisions météorologiques.

« En consultant les prévisions et en voyant que des éclairs sont à l’horizon pour samedi, ça me rappelle notre match d’il y a quatre ans », a ajouté la capitaine de la Nouvelle-Zélande, Ali Riley.

En 2015, quand le jeu a repris, les deux se sont finalement livré un match nul de 0-0 au Stade du Commonwealth. À l’époque, la Nouvelle-Zélande avait pu remercier sa gardienne Erin Nayler. Le Canada avait quant à lui obtenu l’aide de la barre transversale lors d’un penalty décerné à Amber Hearn.

« Je me souviens simplement que c’était une partie très difficile, a indiqué Schmidt vendredi. La Nouvelle-Zélande ne nous avait rien donné. Je m’attends à un match semblable samedi. Elles vont se battre et nous devrons être à notre mieux pour offrir une bonne performance et signer la victoire. »

Riley a expliqué que l’interruption il y a quatre ans avait permis aux Néo-Zélandaises de se regrouper.

« Je me rappelle que ç’avait été un affrontement physique et compétitif. Je suis convaincue que le match le sera tout autant samedi », a-t-elle ajouté.

Il y a aussi les liens entre les entraîneurs d’il y a quatre ans qui rappellent ce fameux duel à Edmonton.

En 2015, le Canada était dirigé par l’ancien entraîneur-chef de la Nouvelle-Zélande, John Herdman. Maintenant que le Danois Kenneth-Heiner Moller a pris les rênes de l’équipe, c’est l’ancien adjoint de Herdman, Tom Sermanni, qui est l’entraîneur-chef de la Nouvelle-Zélande.

Sermanni, un vétéran qui a aussi été impliqué dans la direction des États-Unis et de l’Australie, a passé une année avec le Canada et il faisait partie du personnel de Herdman lors de la Coupe du monde de soccer féminin de 2015. Il est ensuite devenu entraîneur-chef du Pride d’Orlando, dans la Ligue nationale de soccer féminin.

« Je crois qu’elles ont grandi en tant que groupe lors des quatre dernières années, a dit Sermanni concernant les Canadiennes. J’ai regardé leur match contre le Cameroun et je crois qu’il y avait huit joueuses partantes qui étaient avec nous au Canada. Elles ont progressé ensemble. »

Le Canada n’a perdu qu’un seul des 11 affrontements de l’histoire du programme contre la Nouvelle-Zélande (6-1-4). La seule défaite survenue en 1987, lors de leur première rencontre.

Les Canadiennes reviennent d’une victoire de 1-0 contre le Cameroun, alors que les Néo-Zélandaises ont perdu contre les Néerlandaises à la suite d’un but de Jill Roord, dans les arrêts de jeu.

« Nous sommes encore en confiance. Je crois même que nous sommes encore plus sûres de nous en raison de la façon dont nous avons joué, a exprimé Riley. Ce fut un revers malgré tout, mais je crois que l’équipe se sent très bien après cette première partie. Tom et les autres entraîneurs ont dit que nous devions être fières de notre performance. »

Les deux nations ont besoin d’une victoire.

Le Canada veut maintenir le rythme établi par les Pays-Bas, qui croiseront le fer avec le Cameroun plus tôt samedi. La Nouvelle-Zélande, qui prend part à une cinquième Coupe du monde, tente d’y signer une première victoire tout en voulant garder ses chances d’accéder à la phase éliminatoire.

La fiche de la Nouvelle-Zélande à la Coupe du monde de soccer féminin est de 0-10-3, mais six de ces défaites ont eu lieu lors des tournois de 1991 et 2007. Depuis, l’équipe montre un dossier de 0-4-3.