La forteresse de l’Impact

À ses six dernières parties à Montréal, l’Impact a inscrit cinq victoires, toutes par jeu blanc.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir À ses six dernières parties à Montréal, l’Impact a inscrit cinq victoires, toutes par jeu blanc.

Si le Stade Saputo est une enceinte sportive fort plaisante pour les spectateurs, surtout lorsque dame Nature veut bien collaborer, ce n’est pas le cas pour les clubs rivaux depuis bientôt un an. Et pour les joueurs de l’Impact de Montréal, il est important d’accentuer ce sentiment d’inconfort chez leurs adversaires.

Samedi, ce sera au tour du New York City FC de tenter d’arracher une victoire à l’Impact dans une enceinte que le milieu de terrain Samuel Piette veut voir devenir une forteresse.

Depuis leur revers de 1-0 contre le Galaxy de Los Angeles le 21 mai 2018, les hommes de Rémi Garde affichent un dossier de 11-1-2 à domicile, avec une récolte de 25 buts marqués et seulement six accordés.

À leurs six dernières parties à Montréal, ils ont inscrit cinq victoires, toutes par jeu blanc. La seule tache à leur dossier à cet égard est un but contre son camp de Rudy Camacho le 22 septembre contre le New York FC dans un verdict nul de 1-1.

« On sent que nous avons plus de soutien de l’extérieur, que les gens ont envie de venir au stade, de venir nous encourager, et c’est super important, a déclaré Piette aux journalistes jeudi. »

« C’est sûr que ça nous donne un surplus de confiance. On est 2-0-0 à la maison, on veut continuer sur cette lancée. Je l’ai dit à la fin du match [contre Chicago dimanche], on veut faire du Stade Saputo une forteresse. On veut que ce soit très difficile pour les équipes qui viennent jouer ici. »

Non seulement l’Impact additionne les victoires devant ses partisans, il accumule les blanchissages. Depuis ce malencontreux but contre le NYCFC, l’Impact a inscrit quatre jeux blancs consécutifs à domicile, dont deux en autant de sorties cette saison.

Avantage psychologique

Selon le défenseur latéral Daniel Lovitz, tous ces blanchissages font plaisir, mais ils ne sont pas nécessairement l’objectif de base avant le début des matchs.

« C’est quelque chose qui vient ajouter à la sensation non pas de dominance, mais à celle visant à rendre difficile la tâche de marquer des buts. Pour gagner, il faut marquer des buts et si les équipes réalisent que ce n’est pas facile à faire au Stade Saputo, ça nous donne un avantage psychologique immédiat », reconnaît l’Américain.

« Toutefois, note-t-il aussitôt, les blanchissages représentent un aboutissement. Pour arriver à cet objectif, il faut jouer les 90 minutes avec la bonne cadence, avec les bonnes intentions et avec tout le monde sur la même longueur d’onde. »

Pour ajouter une victoire à domicile et à son dossier général, l’Impact (5-3-2) devra se débrouiller une fois de plus sans la présence d’Ignacio Piatti, qui ratera donc un huitième match d’affilée.

Selon Rémi Garde, Piatti n’est pas autant ennuyé par la blessure au genou droit — qui remonte au 16 mars — que par une tension musculaire ressentie lors de la séance d’entraînement de mardi. « Ce sera trop juste pour “Nacho” en fin de semaine. J’espère que pour les deux autres matchs sur la route, la semaine prochaine, il sera de retour », a confirmé Garde jeudi.

Par ailleurs, à moins d’une amélioration de dernière minute, le défenseur Bacary Sagna sera lui aussi à l’écart samedi. Devant les journalistes mardi, Sagna s’était lui aussi dit aux prises avec des tensions musculaires qui s’étaient manifestées avant le début du match contre le Fire de Chicago.

Sans avoir une idée définitive, Rémi Garde pense que la météo en dents de scie et la qualité variable des surfaces de jeu peuvent fragiliser les joueurs.