Le Britannique Lewis Hamilton remporte le Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn

Les troubles mécaniques de la monoplace de Charles Leclerc ont permis à Lewis Hamilton, le champion en titre, d’effacer un déficit de dix secondes et de procurer un doublé à Mercedes.
Photo: Andrej Isakovic Agence France-Presse Les troubles mécaniques de la monoplace de Charles Leclerc ont permis à Lewis Hamilton, le champion en titre, d’effacer un déficit de dix secondes et de procurer un doublé à Mercedes.

Le Britannique Lewis Hamilton a profité des plus récents ennuis des voitures Ferrari pour remporter le Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn dimanche.

Tout indiquait que le Monégasque Charles Leclerc et l’Allemand Sebastian Vettel allaient procurer un doublé Ferrari. Toutefois, Vettel a craqué sous la pression que lui a imposée le pilote Mercedes à moins de 20 tours de la fin, et il a dû se contenter de la cinquième place.

Par ailleurs, dans un dénouement inattendu, le bolide de Leclerc a commencé à perdre de la puissance au moment où le pilote de 21 ans menait la course alors qu’il restait moins de dix tours à négocier.

Ces troubles mécaniques ont permis à Hamilton, le champion en titre, d’effacer un déficit de dix secondes et de procurer un doublé aux Mercedes, alors que Valtteri Bottas a doublé Leclerc alors qu’il restait trois tours à faire.

Leclerc, qui pensait devenir le troisième plus jeune pilote à gagner une course de Formule 1, s’est classé troisième devant Max Verstappen, sur Red Bull.

Le Québécois Lance Stroll, sur Racing Point, a terminé en 14e place après avoir pris le départ de la 18e position. Il a gagné quatre rangs même s’il a été impliqué dans un accrochage avec Romain Grosjean dès le premier tour.

« Malheureusement, nous nous sommes cognés, il y a eu des dommages et j’ai dû rentrer aux puits pour un nouveau nez. Nous étions roue contre roue, et ce sont des choses qui arrivent. Mais ce fut très coûteux, car ma course était en fait terminée après ça. Nous avons poursuivi la course et continué de pousser, mais nous n’avons pu nous en remettre après avoir perdu autant de temps », a analysé Stroll, qui avait récolté deux points grâce à sa neuvième place il y a deux semaines en Australie.

Leclerc a été chanceux de terminer troisième. S’il a pu monter sur le podium, c’est parce que la voiture de sécurité a été nécessaire, vers la fin de l’épreuve, lorsque les Renault de Daniel Ricciardo et de Nico Hulkenberg sont sorties de piste.

En vertu des règlements relatifs à la voiture de sécurité, les pilotes doivent demeurer sur leur position. Verstappen n’a donc pas été en mesure de lancer une attaque, ce qui l’a empêché de monter sur un podium pour une deuxième course de suite après sa troisième place en Australie il y a deux semaines.

Leclerc a obtenu un point de plus pour avoir enregistré le tour de piste le plus rapide. Toutefois, les responsables chez Ferrari seront sans doute conscients que des troisième et cinquième positions au final ne peuvent suffire, deux semaines après s’être contentés des quatrième et cinquième places.

Cette 74e victoire de Hamilton lui a valu une étreinte de David Beckham, l’ancienne vedette du soccer britannique.

Toutefois, celui qui compte cinq championnats des pilotes à son palmarès a reconnu que celle-ci avait été accompagnée d’un peu de chance.

C’est pour cette raison que Hamilton a sympathisé avec Leclerc, alors qu’il est sorti de son bolide pour se diriger rapidement vers lui.

« Ç’a été extrêmement malheureux pour Charles, il a livré une excellente course. Il en avait assez fait pour gagner. Nous avons été extrêmement chanceux aujourd’hui, mais il faut prendre les choses comme elles arrivent », a déclaré Hamilton.

Les Ferrari s’étaient classés première et deuxième lors des trois séances d’essais libres et lors des trois étapes des qualifications. Mais lors des deux dernières saisons, le constructeur italien a multiplié les erreurs et, une fois de plus, les problèmes de fiabilité semblent manifestes.

« Ça n’a pas été notre journée, a analysé Leclerc, qui a contenu admirablement sa frustration. Bien sûr, je suis extrêmement déçu. »