Le Québécois Mikaël Kingsbury remporte la médaille d’or au Japon

Mikaël Kingsbury avait remporté quatre des cinq premiers arrêts de la Coupe du monde cette saison, dont le dernier au Mont-Tremblant, à la fin du mois de janvier.
Photo: Rick Bowmer Associated Press Mikaël Kingsbury avait remporté quatre des cinq premiers arrêts de la Coupe du monde cette saison, dont le dernier au Mont-Tremblant, à la fin du mois de janvier.

Le Québécois Mikaël Kingsbury a repris là où il avait laissé avant de devenir champion du monde à Deer Valley.

Kingsbury a obtenu un total de 86,40 points lors de sa descente finale et il a mis la main sur la médaille d’or lors de l’épreuve des bosses de la Coupe du monde de ski acrobatique, disputée à Tazawako, au Japon, samedi.

« Je n’avais pas vraiment de plan aujourd’hui. En fait, mon plan, en finale, c’était de finir parmi les six premiers bosseurs, juste pour m’assurer d’une place en super-finale, a-t-il expliqué. Puis, il s’est mis à faire beau, et c’est à ce moment-là que j’ai décidé d’effectuer mon saut “Cork 1440” — je ne l’avais pas tenté depuis l’été dernier — et je l’ai bien atterri.

« C’était une belle sensation de devenir le premier bosseur à réussir ce saut-là en Coupe du monde », a-t-il ajouté.

Le bosseur de Deux-Montagnes, qui a été sacré champion du monde en simple et en parallèle il y a deux semaines, avait remporté quatre des cinq premiers arrêts de la Coupe du monde cette saison, dont le dernier au Mont-Tremblant, à la fin du mois de janvier.

Effectuant l’avant-dernière descente de la super-finale, Kingsbury en a mis plein la vue pour obtenir le meilleur pointage de la journée. Le Japonais Ikuma Horishima, qui avait été le meilleur de la finale, a chuté lors de son premier saut et il a offert la médaille d’or au Québécois.

« Je savais qu’en effectuant mon “Cork 1440”, Ikuma, qui me suivait, devait le tenter lui aussi pour espérer l’emporter », a-t-il expliqué.

La surprise est venue du Québécois Philippe Marquis, qui a grimpé sur la deuxième marche du podium à la suite d’un total de 83,67 points. Constant lors de toutes ses descentes, Marquis a signé son meilleur résultat de la saison et un premier podium en Coupe du monde depuis le 18 février 2017, sur cette même piste.

« Quand je me suis reviré, j’ai constaté que Phil était deuxième. Donc, de monter sur le podium, de faire un doublé canadien avec Phil — nous sommes cochambreurs ici —, comme on l’avait fait il y a deux ans ici, et avec toutes les blessures qu’il a subies, c’était vraiment une journée parfaite », a résumé Kingsbury.

« Quand je me suis réveillé ce matin, j’ai dit à “Mik” que j’y allais pour la victoire, et il m’a répondu la même chose. Cependant, il n’y a qu’une seule première place, a confié Marquis. J’ai bien skié toute la journée. J’ai haussé ma vitesse et l’amplitude de mes sauts en finale et en super-finale et tout est tombé en place. C’est un retour invraisemblable ; c’est la cerise sur le sundae. Je n’ai pas de mots pour décrire ce podium. C’est fantastique. »

L’Américain Bradley Wilson a complété le podium après avoir reçu un pointage de 80,47 pour sa descente en super-finale. Lui aussi devant ses partisans, le Japonais Daichi Hara s’est contenté de la quatrième place (79,24).

Chez les dames, Justine Dufour-Lapointe a raté le podium par seulement 22 centièmes. La Québécoise a récolté 76,70 points en super-finale, pour se hisser en deuxième position, mais elle a glissé de deux rangs lorsque la Kazakhe Yulia Galysheva et la Française Perrine Laffont ont effectué leur descente.

Laffont a décroché la médaille d’or (82,97), suivie de l’Australienne Jakara Anthony (79,87) et de Galysheva (76,92). Il s’agissait d’une deuxième médaille d’or consécutive en Coupe du monde pour la Française.

Le parcours de la Québécoise Chloé Dufour-Lapointe s’est arrêté en finale, après qu’elle eut terminé 13e grâce à un total de 69,37 points.