Les Patriots obtiennent leur billet pour le Super Bowl

Le quart-arrière Tom Brady et ses coéquipiers en ont fait voir de toutes les couleurs à la défensive des Chiefs, qui n’a pas été en mesure de stopper leur puissant jeu au sol.
Photo: Jeff Roberson Associated Press Le quart-arrière Tom Brady et ses coéquipiers en ont fait voir de toutes les couleurs à la défensive des Chiefs, qui n’a pas été en mesure de stopper leur puissant jeu au sol.

Nous sommes au coeur de l’hiver, ce qui signifie que la température en Nouvelle-Angleterre peut être brutale. Mais ça signifie aussi que les Patriots se dirigent vers un autre Super Bowl.

Ça leur aura pris une prolongation et un peu de la magie de Tom Brady, mais les Patriots accéderont au match crucial pour une troisième année d’affilée.

Alors que les partisans en Nouvelle-Angleterre devaient braver la tempête de neige qui s’est abattue sur la région dimanche, Tom Brady et Rex Burkhead ont achevé la défensive exténuée des Chiefs de Kansas City en couronnant une séquence de 75 verges par un touché au sol de deux verges en prolongation pour obtenir leur laissez-passer pour le Super Bowl LIII, grâce à une victoire de 37-31.

Burkhead avait d’abord tenté de fermer les livres en inscrivant un touché à la suite d’une course de quatre verges avec 39 secondes à faire pour porter la marque à 31-28. Le placement de 39 verges de Harrison Butker, alors qu’il restait que huit secondes au tableau indicateur, a toutefois forcé la tenue d’une prolongation.

La séquence finale à l’attaque, au cours de laquelle les Patriots (13-5) ont converti trois fois les troisièmes essais, rappelait vaguement la remontée spectaculaire de la troupe de Bill Belichick face aux Falcons d’Atlanta au Super Bowl, il y a deux ans. Un match qui avait aussi nécessité du temps supplémentaire.

« En prolongation, à l’étranger encore, face à une très bonne équipe, a souligné Brady. Ils ne lâchaient pas le morceau. Et nous non plus d’ailleurs. Nous avons joué notre meilleur football à la fin. Je ne sais pas, je suis fatigué. C’était tout un match. »

Dans deux semaines, à Atlanta, les Patriots se mesureront aux Rams de Los Angeles, qui ont défait les Saints de La Nouvelle-Orléans en finale de championnat de l’Association nationale un peu plus tôt dimanche. La dernière fois que les Rams se sont rendus au Super Bowl, c’était en 2002, alors que l’équipe était à Saint Louis, et ils s’étaient inclinés face aux Patriots.

Tom Brady et sa bande en ont fait voir de toutes les couleurs à la défensive des Chiefs, qui n’a pas été en mesure de stopper leur puissant jeu au sol. C’est la neuvième fois depuis que Brady est au poste de quart-arrière et que Bill Belichick à la tête de l’équipe que la formation de la Nouvelle-Angleterre participe au match crucial.

« C’est fou, s’est exclamé Brady, qui a complété 30 de ses 46 passes pour des gains aériens de 348 verges. Quel match. »

C’est la première fois de l’histoire de la NFL que les deux finales d’associations se terminent en prolongation.

Plusieurs fois durant la rencontre, les Patriots ont semblé avoir la victoire dans la poche, mais chaque fois, les Chiefs (13-5) ont réussi l’impossible pour réduire l’écart.

Tirant de l’arrière 14-0 à la mi-temps, les Chiefs se sont retroussé les manches lors des 30 dernières minutes de jeu.

Le jeune quart-arrière, Patrick Mahomes, a rejoint Travis Kelce, sur 12 verges et Damien Williams à deux reprises — 1 verge et 23 verges — pour remettre son équipe sur le droit chemin, prenant les devants 21-17 pour la première fois de la rencontre, alors qu’il restait 7:45 à écouler au cadran.

Les Chiefs n’ont pas été en mesure de toucher au ballon en prolongation par la suite.

« Je crois que si nous avions eu la chance, nous aurions été en mesure de marquer », a reconnu Mahomes, qui a récolté 295 verges par la passe.

Le vent aurait pu tourner autrement pour les Chiefs, lorsque Julian Edelman a échappé le botté de dégagement au quatrième quart. La décision des arbitres, qui croyaient initialement que Edelman avait touché au ballon, a cependant été infirmée, au grand dam d’Andy Reid et des partisans réunis au Arrowhead Stadium.

Alors que plusieurs doutaient de la décision des arbitres, les Dieux du football ont semblé se ranger du côté des Chiefs. Sur la séquence suivante, Edelman a une fois de plus touché au ballon avant que celui-ci aboutisse dans les mains de Daniel Sorensen, menant par la suite au second majeur de Williams.

Avec une minute à faire et une avance de 28-24, les Chiefs ont raté une occasion en or de réaliser une interception en raison d’une pénalité pour hors-jeu. Brady a profité de l'impulsion pour recentrer ses troupes et les Patriots ont marqué leur quatrième touché de la rencontre pour se procurer une avance de deux points.

« Ils ont réussi leurs courses, ils ont bien couvert nos joueurs et ils ont réussi à s’installer, comme à la maison, lors de quelques jeux, a mentionné l’entraîneur-chef des Chiefs, Reid, à propos des Patriots. Nous avons effectué quelques ajustements à la mi-temps, mais nous aurions dû le faire bien avant — c’est ma responsabilité. Je suis fier de la façon dont les joueurs se sont battus jusqu’au bout. »