Jeux olympiques - Athènes a dissipé les doutes du CIO sur sa préparation

Gianna Angelopoulos, la présidente du comité organisateur des Jeux d’Athènes, était soulagée par le verdict de l’envoyé du CIO au sujet de l’état des préparatifs.
Photo: Agence Reuters Gianna Angelopoulos, la présidente du comité organisateur des Jeux d’Athènes, était soulagée par le verdict de l’envoyé du CIO au sujet de l’état des préparatifs.

Athènes — Envolés les doutes du CIO: Athènes sera fin prête pour le rendez-vous olympique. À trois mois de l'ouverture des Jeux, le président de la commission de coordination du Comité international olympique, Denis Oswald, a assuré hier que toute inquiétude sur le retard pris par le grand chantier grec s'était heureusement dissipée.

«Par le passé, nous avons eu des doutes [...] et je suis très heureux d'annoncer que tous ces doutes ont disparu», a déclaré M. Oswald au terme de la dernière grande inspection des installations avant le début des Jeux olympiques de 2004, qui se dérouleront du 13 au 29 août prochain. Le CIO effectuera néanmoins un suivi avec des visites de contrôle.

«Aucun projet n'est menacé et tout sera livré à temps», a assuré M. Oswald, soucieux d'adresser un «message de confiance». Un optimisme qui n'était pourtant pas de mise lors des précédentes visites, qui avaient conduit le CIO à faire pression sur la Grèce pour accélérer les travaux. Face aux retards et à l'inertie bureaucratique, le CIO s'était même ouvertement demandé il y a quatre ans si les Jeux de 2004 ne seraient pas compromis.

Soulagement

Cette dernière grande inspection a de quoi soulager les organisateurs des Jeux d'Athènes, cibles d'incessantes critiques et de questions sur leur capacité à faire des JO un succès. «Dieu merci, ces progrès ont été réalisés, s'est exclamée Gianna Angelopoulos-Daskalaki, présidente du comité d'organisation Athènes 2004.

Le Grèce est le plus petit pays à accueillir les Jeux olympiques d'été depuis la Finlande en 1952. Et à l'époque, l'ampleur des Jeux et les menaces contre la sécurité n'avaient rien à voir avec ce qu'elles sont aujourd'hui.

La dernière grande inspection du CIO a coïncidé avec le début de la mise en place de la toiture de verre et d'acier qui doit protéger les 75 000 places du grand stade d'athlétisme des ardeurs du soleil athénien. Lundi, les ingénieurs ont commencé à installer l'une des arches de 8000 tonnes sur des rails spécialement conçus.

«Nous avons de très bonnes nouvelles concernant les travaux de construction et, bien sûr, la plus symbolique est l'installation du toit», a déclaré M. Oswald, qui y a vu un «signe de la capacité de la Grèce» à tenir les délais. Le CIO craignait que le stade ne soit pas prêt pour la fin juin.

Mais il faut encore tester les installations dans les conditions olympiques. Certaines épreuves ont déjà eu lieu, mais pas les contrôles dans le stade d'athlétisme. Or, le temps commence à manquer, a noté Denis Oswald.

Sécurité

Enfin, reste un facteur que ni le CIO ni les organisateurs ne peuvent entièrement contrôler: les possibles menaces sécuritaires contre les Jeux. La police et l'armée grecques doivent entamer aujourd'hui quatre jours d'exercices, qui comprennent des simulations d'attentat et de prise d'otages. «Cet été, aucun pays ne fera plus que la Grèce pour protéger ceux qui se trouvent sur son territoire», a assuré Mme Angelopoulos-Daskalaki.

Denis Oswald a estimé que les trois bombes qui ont explosé la semaine dernière devant un commissariat, sans faire de victimes, «n'affectaient pas» la vision du CIO sur les préparatifs concernant la sécurité, dans laquelle la Grèce a investi au moins un milliard d'euros. Le président de la commission de coordination du CIO s'est d'ailleurs dit «surpris et déçu» par la mise en garde émise par l'Australie, qui avait accueilli les JO de 2000 à Sydney, concernant les voyages en Grèce.