Eleider Álvarez signe un contrat lucratif avec le promoteur américain Top Rank

Eleider Álvarez défendra le 2 février, à Frisco au Texas, la ceinture des mi-lourds de la World Boxing Organization, qu’il a ravie à Sergey Kovalev le 4 août dernier dans l’un des combats de l’année sur la scène internationale.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Eleider Álvarez défendra le 2 février, à Frisco au Texas, la ceinture des mi-lourds de la World Boxing Organization, qu’il a ravie à Sergey Kovalev le 4 août dernier dans l’un des combats de l’année sur la scène internationale.

La patience du clan Eleider Álvarez a fini par être payante. Le Montréalais d’origine colombienne a signé cette semaine un contrat lucratif avec le promoteur américain Top Rank et son partenaire, la chaîne ESPN.

L’entente fait de Groupe Yvon Michel et Top Rank les deux copromoteurs d’Álvarez pour une durée de sept combats ou vingt-quatre mois à compter du combat revanche contre Sergey Kovalev, le 2 février prochain, à Frisco au Texas.

Álvarez défendra alors la ceinture des mi-lourds de la World Boxing Organization (WBO), qu’il a ravie au Russe le 4 août dernier dans l’un des combats de l’année sur la scène internationale.

Ce pacte garantit à Álvarez (24-0, 12 K.-O.) de toucher au moins un million de dollars américains par combat, en plus d’obtenir une part des revenus de billetterie et des ventes de la télévision à la carte.

L’entente prévoit également au moins un combat par année au Québec pour le nouveau champion. S’il devait l’emporter le 2 février, son prochain duel aurait d’ailleurs lieu dans la Belle Province.

En plus de l’entente avec Top Rank, Álvarez a prolongé celle qui le liait déjà à GYM jusqu’en 2022. Qui plus est, Al Haymon, le puissant propriétaire de Premier Boxing Champions, est exclu de cette entente entre Álvarez, qui fait partie de son écurie, et Top Rank. « On a une entente à l’amiable avec Haymon au sujet de ce pacte », a précisé le gérant d’Álvarez, Stéphane Lépine.

Au fil des ans, plusieurs ont suggéré à Álvarez de quitter GYM, son entraîneur Marc Ramsay, ainsi que Lépine. Ces mauvais conseillers lui disaient alors que son entourage ne s’occupait pas suffisamment de lui. Il est heureux de ne pas les avoir écoutés.

« Je suis très fier du chemin que nous avons parcouru ensemble et d’être demeuré loyal envers tous ces gens », a affirmé celui qui désire faire venir sa famille de Colombie au cours de la prochaine année.

Álvarez et Ramsay s’envoleront d’ailleurs pour la Colombie dès dimanche afin de poursuivre leur camp d’entraînement pour le combat face à Kovalev. Le temps des Fêtes, Álvarez et Ramsay n’y goûteront pas.

« On a deux entraînements prévus le 24, suivis d’une course et d’une séance en gymnase le 25, a noté Ramsay. On s’entraîne aussi les 31 décembre et 1er janvier. Pour nous, ce sont des chiffres. Il aura congé les dimanches, mais ne me demandez pas quelle date c’est !

« On a un peu une “dream team” ici, avec Stéphane et Yvon. Il ne faut pas oublier que tout ceci est rendu possible grâce aux performances d’Eleider. Il faut assurer le même niveau de performances pour que cette belle histoire se poursuive. »

Le clan Álvarez retournera exactement au même endroit, à Bogota, où il avait peaufiné sa préparation en vue de l’affrontement du 4 août.

« C’est un quartier tough : tu ne sors pas seul le soir pour rien, a raconté Ramsay de leurs installations colombiennes. L’embourgeoisement est un danger qui guette les boxeurs. On aurait pu trouver un appartement, un quartier plus confortable, mais on voulait se retrouver exactement dans la même situation. J’aime ce genre de camp où nous n’avons que notre garde rapprochée autour de nous. »

GYM a également annoncé la signature d’un nouveau boxeur, le Camerounais Wilfried Seyi, médaillé d’argent des derniers Jeux du Commonwealth.

Il s’est incliné en huitièmes de finale aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro.

Celui qui est dirigé par Stéphan Larouche est établi au Québec depuis trois mois. Il a d’ailleurs servi de partenaire d’entraînement à Jean Pascal en vue de son combat de championnat du monde de la World Boxing Association (WBA) face à Dmitry Bivol, en novembre dernier.

Seyi a livré deux combats chez les professionnels jusqu’ici, les remportant tous deux, dont un par K.-O., le 1er décembre. Il se bat pour l’instant chez les mi-lourds, mais l’objectif est de le redescendre chez les super-moyens, soit à 168.

À son dernier duel, il affichait d’ailleurs un poids de 172,5 livres, alors que la limite chez les mi-lourds et de 175.

Dicaire reçoit sa ceinture

Finalement, GYM a présenté à Marie-Ève Dicaire sa ceinture des super-mi-moyennes de l’International Boxing Federation (IBF), titre qu’elle a remporté face à l’Argentine Chris Namus.

GYM aimerait organiser un gala autour de la première défense de titre de Dicaire en mars. Le promoteur montréalais souhaite proposer à Namus un combat de championnat sur cette carte pour une autre ceinture.

Dicaire (14-0, 0 K.-O.) n’est pas tenue par contrat d’accorder une revanche à Namus.