De nouvelles règles pour faciliter le retour de maternité des joueuses de tennis

Serena Williams avait aussi été au centre d’une polémique à Roland-Garros autour de sa combinaison moulante noire.
Photo: Christophe Archambault Agence France-Presse Serena Williams avait aussi été au centre d’une polémique à Roland-Garros autour de sa combinaison moulante noire.

L’association des joueuses de tennis, la WTA, a ratifié lundi un ensemble de mesures adaptées aux joueuses revenant de maternité « pour [les] soutenir pleinement dans leur retour à la compétition », a précisé son président Steve Simon, qui a également annoncé une modernisation du « code vestimentaire ».

Ces mesures avaient fuité la semaine dernière après la publication d’un document sur les réseaux sociaux. Elles concernent en premier lieu le « classement protégé », dispositif qui permet, durant une période transitoire, de conserver son ancien classement au retour d’une absence de longue durée.

« Une joueuse qui a un classement protégé pour la grossesse a une période de 3 ans [contre 2 auparavant] pour utiliser ce classement protégé, qui commence maintenant à la naissance de l’enfant », et non plus à la date du dernier tournoi joué, a souligné Steve Simon dans le communiqué de la WTA lundi.

« Ces changements sont conçus pour soutenir pleinement les joueuses dans leur retour à la compétition, tout en maintenant les normes les plus élevées en matière de compétition sportive et d’équité. »

Désormais, le « classement protégé » pourra être enclenché lors de douze tournois, au lieu de huit précédemment, lors d’absences supérieures à 52 semaines.

« Je suis très heureuse des nouvelles règles de la WTA […]. Nos joueuses devraient se sentir plus à l’aise et confiantes pour prendre le temps de s’éloigner des courts pour fonder une famille ou se remettre d’une blessure […]. C’est un très bon premier pas », a applaudi Victoria Azarenka, ancienne leader mondiale et membre du Conseil des joueuses de la WTA, citée dans le communiqué.

C’est à Roland-Garros que cette question avait pris de l’ampleur. De retour de grossesse mi-2018, Serena Williams dispute alors son premier tournoi du Grand Chelem depuis seize mois. Tombée à la 451e place mondiale, les organisateurs parisiens décident de ne pas lui attribuer de tête de série. S’ensuit une remise en question des règles de la WTA, qui a débouché sur les décisions publiées lundi.

Dorénavant, « aucune joueuse ne sera écartée de sa position de tête de série gagnée », assure la WTA.

Serena Williams, encore elle, avait aussi été au centre d’une autre polémique à Roland-Garros, autour de sa combinaison moulante noire. La WTA a jugé que « les leggings et les shorts de compression peuvent être portés avec ou sans jupe, short ou robe ».

« Il n’y a aucune interdiction sur ces sujets. Nous comprenons l’importance de moderniser le code vestimentaire et de s’assurer que nos joueuses ont la flexibilité de choisir les vêtements qu’elles portent », a déclaré Steve Simon.