Série égale entre Philadelphie et Tampa Bay - Martin St-Louis est loin d'être abattu

Tampa — Martin St-Louis est un véritable battant qui n'était pas abattu malgré la cinglante défaite de 6-2 infligée au Lightning de Tampa Bay par les Flyers de Philadelphie lors du deuxième match de la finale de l'Est, lundi.

St-Louis a vaillamment lutté jusqu'à la fin, même quand la cause était irrémédiablement perdue. C'est lui qui a allumé la plupart des étincelles chez le Lightning, même si Vincent Lecavalier a été crédité de six tirs au filet.

Malgré la sévérité de la raclée encaissée, St-Louis, qui a marqué son cinquième but des séries, ne semblait pas du tout abattu. «Ce n'est pas le pointage qui compte, répétait-il à tout venant. On venait d'en gagner huit de suite, on a perdu, la série est égale 1-1 et il nous faut gagner le prochain match, c'est tout.»

Sans vouloir insulter le Canadien, St-Louis n'a pas hésité à rendre hommage aux Flyers: «Nous affrontons une bonne équipe. Ils sont beaucoup plus rapides que les gens pensent. On n'allait pas en gagner quatre de suite contre eux.»

St-Louis a même trouvé que le Lightning n'a pas si mal fait: «Nous avons commis une ou deux erreurs puis c'était 2-0. Et rendu à 3-0 il a fallu prendre des risques. Ils ont capitalisé sur nos erreurs.»

Congé pour tout le monde

Pour St-Louis, il n'est surtout pas question de blâmer Nikolai Khabibulin, victime de quatre buts sur 12 lancers. «Il est la raison pour laquelle nous sommes ici.»

Pas plus traumatisé que son meilleur joueur par cette cinglante défaite, John Tortorella a réagi en donnant un congé complet à sa troupe, hier, en attendant le départ pour Philadelphie mercredi en vue du match de demain.

St-Louis, qui avait trouvé beaucoup trop long le délai de huit jours sans match après l'élimination du Canadien, était bien d'accord cette fois de retourner se reposer: «Ça prend ça», a-t-il dit.

Tortorella a refusé de parler d'un effondrement. «Ce n'est pas un effondrement, c'est une défaite d'équipe», a dit l'entraîneur dont les mimiques pendant le match ont souvent trahi ses pensées concernant la performance de ses joueurs.