L’équipe canadienne de ski alpin se rajeunit, à l’aube de la CM de Lake Louise

Ben Thomsen (photo) et le spécialiste du super-G Dustin Cook sont les seuls vétérans toujours présents au sein de l’équipe canadienne.
Photo: Jeff McIntosh La Presse canadienne Ben Thomsen (photo) et le spécialiste du super-G Dustin Cook sont les seuls vétérans toujours présents au sein de l’équipe canadienne.

L’équipe canadienne s’est adaptée à sa nouvelle réalité à l’aube de la première descente de la Coupe du monde de ski alpin masculin.

La retraite d’Erik Guay, jumelée à la fracture à une jambe de Manuel Osborne-Paradis à Lake Louise quelques jours avant l’épreuve qui aura lieu samedi, se sont ajoutées à l’importante blessure à un genou de Broderick Thompson survenue une semaine plus tôt à Nakiska.

Ben Thomsen, d’Invermere, en Colombie-Britannique, et le spécialiste du super-G Dustin Cook, d’Ottawa, sont les seuls vétérans toujours présents au sein de l’équipe canadienne.

« Ça nous a ébranlés, a admis Thomsen. En deux ou trois jours, je suis passé du gars qui connaît des ennuis à se faufiler sur la liste de départ d’un super-G au skieur no 1 de l’équipe, le plus vieux et le plus expérimenté. C’est assez différent. »

Thomsen, qui est âgé de 31 ans et Cook, qui est âgé de 28 ans, doivent maintenant servir de mentors à Jack Crawford, de Toronto, Jeff Read, de Calgary, Sam Mulligan, de Vancouver, et Brodie Seger, de North Vancouver.

Les quatre skieurs totalisent 16 départs sur le circuit de la Coupe du monde, et leur âge moyen est de 21 ans.

« Nous sommes tous un peu ébranlés par les blessures à Broderick Thompson et Manny, a reconnu Read. Je crois que c’est ça qui a précipité la décision d’Erik. »

Ce devait être la dernière saison de Guay sur le circuit, mais le vétéran âgé de 37 ans a soudainement changé d’avis et pris la décision de se retirer jeudi.

Le meilleur résultat de Thomsen sur le circuit de la Coupe du monde fut une médaille d’argent en descente à Sotchi, en Russie, en 2012. Il a subi une intervention chirurgicale à un genou au printemps 2016 et a raté la moitié de la saison suivante.

Thomsen fut le skieur canadien le plus rapide de la descente d’entraînement de jeudi, terminant 41e.

Puisque Guay et Osborne-Paradis ne sont plus là, Thomsen a grimpé au classement de la descente et bénéficiera d’une position plus avantageuse au départ samedi.

Il recevra un dossard qui oscillera entre les numéros 21 et 30 samedi, ce qui signifie qu’il profitera de meilleures conditions de glisse que plus de 50 skieurs, qui passeront après lui.

« C’est un très gros avantage au départ, particulièrement à un endroit comme ici, à Lake Louise », a reconnu Thomsen.

Read, le plus jeune fils de l’ex-membre des’Crazy Canucks’Ken Read, participera seulement à sa troisième épreuve de la Coupe du monde samedi, après avoir pris part à un combiné l’an dernier à Wengen, en Suisse.

Read a reconnu que la quantité d’acide lactique est plus importante dans les jambes sur un parcours de la Coupe du monde, et puisqu’il s’élancera en queue de peloton, sa tâche sera compliquée par les mauvaises conditions en piste.

« C’est un niveau totalement différent de ski, avec la vitesse et les conditions très difficiles, a évoqué Read. Je n’ai jamais vraiment vécu ça auparavant. »

Read et ses jeunes coéquipiers ignorent le nombre de courses auxquelles ils pourront prendre part cette saison, car tout dépendra des résultats — et ça commence samedi, à Lake Louise.

« Dans les épreuves de vitesse, l’expérience est essentielle, a dit Read. Les meilleurs athlètes, comme Hannes Reichelt, sont âgés de 38 ou 39 ans et participent à de telles épreuves depuis 20 ans. Ça aide.

« À titre de recrue sur le circuit, ça prend habituellement un an ou deux pour s’habituer aux conditions, mais nous tenterons tous d’accélérer notre courbe d’apprentissage. »

La descente d’entraînement annulée

La descente d’entraînement prévue à l’aube de la première épreuve masculine de la saison en Coupe du monde de ski alpin a été annulée vendredi en raison de la mauvaise visibilité.

La neige et le brouillard ont réduit la visibilité au sommet du parcours de Lake Louise.

Le champion en titre, le Suisse Beat Feuz, fut le plus rapide à l’entraînement jeudi. L’Italien Christof Innerhofer l’avait été au préalable, la veille.

La descente masculine de samedi sera suivie du super-G dimanche.