Avec les Capitals dans les câbles, l’instinct du tueur a manqué au Canadien

Pour un troisième match de suite, Price a été sensationnel.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Pour un troisième match de suite, Price a été sensationnel.

Il y avait beaucoup de regrets dans le vestiaire du Canadien de Montréal après le revers crève-coeur de 5-4 contre les Capitals de Washington, lundi, au Centre Bell. Des regrets à l’endroit de Carey Price et des regrets à cause de la manière dont l’équipe s’est inclinée.

Pour un troisième match de suite, Price a été sensationnel et il semble que le repos d’une semaine que lui a imposé Claude Julien après la défaite de 6-5 contre les Sabres de Buffalo, le 8 novembre, lui ait été bénéfique.

Le Canadien a fort bien joué contre les Capitals, mais il reste que les cinq derniers points qu’il a récoltés au classement sur une possibilité de six, il les doit à son vétéran gardien.

Même s’il a fait face à dix tirs de moins que Pheonix Copley et Braden Holtby, il a été testé beaucoup plus sérieusement, surtout en troisième période. Et surtout contre Alexander Ovechkin, qui l’a même applaudi pour son arrêt spectaculaire avec environ deux secondes à écouler au cadran.

« “Pricey” a joué de façon incroyable. Il a réalisé tant d’arrêts importants qui nous ont donné une chance de l’emporter. C’est décevant de ne pas avoir gagné pour cette raison », a déploré Brendan Gallagher, dont les propos rejoignaient ceux des quelques joueurs qui ont défilé dans le vestiaire après la défaite.

Toutefois, le cinquième but que Price a accordé aux champions en titre — un but qu’il aimerait probablement revoir — ne se serait probablement jamais ajouté à sa fiche si ses coéquipiers avaient pu couper les jambes de leurs rivaux au moment où ils pouvaient le faire.

Le match de lundi s’est joué au milieu de la deuxième période lorsque Lars Eller, qui allait devenir le héros en prolongation, a reçu une double pénalité mineure pour un geste à l’endroit de Gallagher à 6 min 35 s.

Pendant les quatre minutes qui ont suivi, les hommes de Claude Julien ont obtenu quatre tirs vers Holtby. Ils ont cependant été incapables de terminer le travail amorcé à la suite de leur explosion de trois buts en 75 secondes au début de l’engagement.

« Lorsque vous profitez d’un long avantage numérique, il vous faut avoir cet instinct du tueur », a déclaré le défenseur Jeff Petry, qui avait touché la cible lors d’une supériorité numérique au début de la période.

« Notre exécution n’a pas été suffisamment bonne pour nous permettre d’aller au filet et de créer des chances de marquer », a ajouté celui qui a été nommé la deuxième étoile du match.

Les Capitals tiraient alors de l’arrière 4-2 et semblaient décontenancés par le départ canon du Tricolore en deuxième, au point de donner l’impression de paniquer.

Toutefois, les Ovechkin, Nicklas Backstrom, John Carlson et Holtby ont vu neiger. Et surtout, ils ont repris vie après avoir tenu le coup pendant la punition à Eller. Après 40 minutes, le déficit n’était plus que d’un seul but, même si le Tricolore menait 34-19 au chapitre des tirs.

« Ce sont les champions de la Coupe Stanley et je suis sûr qu’ils savent comment réagir sans tomber dans la panique, a fait remarquer Gallagher.

« Ça fait deux fois cette saison que nous nous donnons deux buts d’avance contre eux dans cet édifice, et chaque fois, ils ont comblé l’écart. Il y a une raison pour laquelle ils ont gagné l’année dernière. »

Pour Petry, le Canadien peut tirer du positif de cette défaite, aussi amère soit-elle. Mais il doit aussi en tirer une leçon.

« À partir du moment où nous nous sommes mis en marche et avons marqué tous ces buts, nous avons tenté trop de jeux plutôt que de tirer au filet. C’est ce qui avait fonctionné. C’est certain qu’il y a des points positifs qui ressortent de ce match, mais il y a des éléments que nous devons également corriger. »