JO: les Calgariens disent non

Le référendum avait été fixé comme condition pour que le gouvernement de l’Alberta soutienne financièrement la candidature.
Photo: Jeff McIntosh La Presse canadienne Le référendum avait été fixé comme condition pour que le gouvernement de l’Alberta soutienne financièrement la candidature.

La majorité des Calgariens a dit « non merci » à une candidature pour les Jeux olympiques d’hiver en 2026.

La ville avait orchestré un référendum sans engagement afin de connaître l’opinion du public par rapport à la question « êtes-vous pour ou êtes-vous contre l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2026 ? ». Parmi les 767 734 personnes pouvant participer au référendum, 56,4 % (171 750) des participants ont déclaré qu’ils ne voulaient pas que la ville dépose une candidature.

« Nous voulions vraiment concrétiser notre rêve de présenter les Jeux olympiques et paralympiques à Calgary, a déclaré la directrice générale de la société de candidature Calgary 2026, Mary Moran. Nous avons appris beaucoup de choses au sujet de notre communauté. Nous avons appris beaucoup de choses au sujet de l’un et l’autre. »

Le résultat du référendum n’engage pas le conseil municipal, qui a le dernier mot, mais le vote devrait influencer sa décision. Un « non » convaincant devrait confirmer le choix d’un conseil municipal qui paraissait hésitant à s’engager dans l’aventure.

Le résultat officiel ne sera pas déclaré avant vendredi et le conseil municipal devrait commenter le résultat seulement lundi.

En comparaison, 387 306 citoyens avaient participé aux élections municipales en 2017, soit 58,1 %.

Calgary a été la ville hôte des Jeux olympiques d’hiver de 1988. Les sites hérités de ces jeux constituaient la fondation d’une deuxième candidature potentielle.

Le référendum avait été fixé comme condition pour que le gouvernement de l’Alberta soutienne financièrement la candidature. Le gouvernement provincial payait le coût du référendum estimé à 2 millions.

« Nous avons vaincu plusieurs obstacles en cours de route, a noté le président de Calgary 2026, Scott Hutcheson. Nous avions trois paliers gouvernementaux prêts à investir des milliards de dollars dans ce rêve. »

Le coût estimé de la candidature avait été fixé à 5,1 milliards, l’investissement public demandé aux trois ordres de gouvernement s’élevant à 2,875 milliards.

Le partage des coûts entre les gouvernements fédéral, provincial et municipal est demeuré vague pour le public jusqu’au 31 octobre, soit moins de deux semaines avant le vote.

La Ville avait été invitée à verser 390 millions, tandis que la province avait engagé 700 millions et le gouvernement canadien, 1,45 milliard.

La société de candidature Calgary 2026 avait précisé que les revenus des jeux couvriraient la différence.

Aucun ordre de gouvernement n’offrait de garantie contre les dépassements de coûts, mais Calgary 2026 avait prévu 1,1 milliard en fonds pour les imprévus dans son ébauche de plan.

Le plan pour Calgary 2026 comprenait 502 millions pour améliorer les installations des Jeux de 1988 afin qu’ils puissent de nouveau accueillir des épreuves des Jeux olympiques.

Les deux nouveaux sites sportifs proposés étaient un stade intérieur et une patinoire de 5000 places.

Ce plan ne prévoyait aucun nouveau stade ni aréna de la taille de ceux de la LNH, même si la ville et les Flames de Calgary ont annoncé leur intention de reprendre les négociations sur la construction d’un nouvel amphithéâtre.