La LNH s’entend à l’amiable avec ses anciens joueurs victimes de commotions cérébrales

Guillaume Latendresse (mis en échec par P.K. Subban sur cette photo) fait partie du groupe de 146 joueurs avec lequel la LNH s'est entendu.
Photo: Ryan Remiorz Archives La Presse canadienne Guillaume Latendresse (mis en échec par P.K. Subban sur cette photo) fait partie du groupe de 146 joueurs avec lequel la LNH s'est entendu.

La LNH a annoncé lundi qu’elle est parvenue à une entente de principe en vue d’un règlement à l’amiable dans le litige qui l’oppose à ses anciens joueurs qui ont été victimes de commotions cérébrales.

La ligue et l’Association des joueurs de la LNH ont annoncé lundi qu’elles avaient trouvé un terrain d’entente, des mois après que la cour eut ordonné la médiation dans ce dossier.

Le recours collectif, consolidé en cour fédérale au Minnesota et de loin le plus important auquel était confronté la ligue, impliquait plus d’une centaine d’anciens joueurs qui ont accusé la LNH de ne pas avoir fait le nécessaire pour prévenir les traumatismes crâniens ni avoir averti les joueurs des risques associés à la pratique du sport, tout en encourageant le jeu violent ayant entraîné des blessures.

Le montant de l’entente à l’amiable n’a pas été révélé par les deux parties. Celui-ci devrait être beaucoup moins important qu’un milliard de dollars, soit la somme versée par la NFL à ses anciens joueurs pour les mêmes motifs ; selon un document obtenu par le magazine Forbes la semaine dernière, il se chiffrerait à 18,9 millions de dollars, soit 22 000 $ pour chaque joueur impliqué dans le processus judiciaire.

La LNH a précisé qu’elle ne reconnaissait aucune responsabilité dans les problèmes de santé de ses anciens joueurs. Un porte-parole a ajouté qu’il n’y aurait aucun commentaire avant la fin de la période d’analyse de l’entente de 75 jours accordée aux joueurs.

Les avocats des joueurs retraités ont mentionné que l’entente prévoit un dédommagement financier pour ceux qui ont choisi de participer au processus judiciaire ; les coûts des tests et des évaluations neurologiques des joueurs défrayés par la ligue ; la mise sur pied d’un fonds administratif pour payer les coûts et les traitements médicaux allant jusqu’à 75 000 $ pour les joueurs qui ont testé positif à deux examens ou plus.

Le règlement créerait également un « fonds de bien commun » pour soutenir les joueurs retraités dans le besoin, y compris ceux qui n’ont pas participé au litige.

Les avocats de la firme Zimmerman Reed de Minneapolis ont déclaré qu’ils sont satisfaits puisque l’objectif principal du recours consistait à offrir des tests médicaux aux joueurs retraités ainsi que des soins médicaux payés par la LNH.

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