Séries éliminatoires de la LNH - La domination physique des Flyers n'est qu'un mythe

Tampa — On a beaucoup présenté la finale de l'Est qui commence cet après-midi à Tampa comme un affrontement entre une équipe habile et rapide (Tampa) face à une autre plus lourde et plus robuste (Flyers).

Mais c'est beaucoup simplifier les choses, surtout quand on calcule que les joueurs des deux équipes mesurent en moyenne 6 pieds 2 pouces et que ceux du Lightning pèsent deux livres de plus (209 contre 207)!

L'illusion vient du fait que quelques-uns des meilleurs joueurs du Lightning (Martin St-Louis, Brad Richards, Dan Boyle) ne sont pas très gros. De plus, on prend la rudesse des Flyers pour acquise depuis l'époque des Broad Street Bullies.

«Ils ont cette réputation depuis les années 70 [même quand ce n'est pas le cas]», a noté Brad Richards, une constatation reprise par André Roy.

Richards avait d'abord signalé que les Flyers ont trois bons trios, au point qu'on ne sait plus lequel est le premier, le deuxième ou le troisième. «Ça va être un gros challenge défensif pour nous», a-t-il ajouté.

«C'est toujours la même chose contre nous, on dit qu'on va nous frapper. C'est sûr que [Ken] Hitchcock va le demander à ses joueurs», a déclaré l'ancien de l'Océanic de Rimouski.

«Tout le monde dit à quel point ils sont "physiques". C'est vrai, oui, mais ils ont aussi beaucoup de vitesse et des joueurs de finesse», a repris Vincent Lecavalier, qui s'attend lui aussi à ce que les Flyers misent néanmoins sur la robustesse. «Mais on est capable de répondre à ça, on l'a prouvé contre le Canadien.»

Même son de cloche chez le robuste André Roy: «Ils ont une bonne attaque et de gros gars aussi. Ils ont deux et même trois bons trios qui peuvent faire du dommage. Ils sont capables de jouer "physique" et en plus de jouer au hockey.»

Comme Lecavalier, Roy a donné l'exemple de la série contre le Canadien pour dire que le Lightning, premier au classement de l'Association Est, ne recule pas et est capable de relever le défi du jeu robuste.

Les Flyers d'accord

Les Flyers sont d'accord pour dire que la compétition ne se limitera pas à la rapidité contre la robustesse.

«C'est sûr qu'ils exploitent plus leur vitesse et que nous exploitons plus notre robustesse, a convenu Simon Gagné. Mais on a aussi utilisé notre vitesse dans le cinquième match contre Toronto et ç'a porté fruit. On parle beaucoup de notre échec-avant et de notre jeu robuste, et de leur habileté et de leur vitesse, mais ils ont aussi de gros joueurs et nous avons des patineurs rapides.» Même un mastodonte comme Keith Primeau, effectivement, patine avec célérité.