Brodeur-Jourdain, Bowman et Cox n’ont pas pris de décision quant à leur avenir

Luc Brodeur-Jourdain
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Luc Brodeur-Jourdain

Le dernier match de la saison des Alouettes de Montréal, une victoire de 30-28 aux dépens des Tiger-Cats de Hamilton, samedi, pourrait bien avoir été le dernier de plusieurs vétérans au sein du club.

Si Chip Cox a répété qu’il comptait jouer en 2019 — à Montréal ou ailleurs —, les deux autres n’avaient pas encore statué sur leur avenir. « Je ne sais pas si c’était mon dernier match avec les Alouettes comme joueur. Je vais entamer la saison morte comme je l’ai fait pratiquement pendant les 20 dernières années de ma vie : en me préparant pour la prochaine saison. Si on a besoin de moi, je vais être là. Si on n’a pas besoin de moi, je ne serai pas là », a résumé Luc Brodeur-Jourdain, qui a été utilisé sporadiquement, cette saison.

« Il n’y a plus grand-chose à investir dans un joueur de 35, 36 ans, a analysé le colosse de Saint-Hyacinthe quand on lui a demandé ce qui occupe sa réflexion. Tu veux investir dans ton présent, ton futur, mais non dans ton passé. Si on a les ingrédients et les éléments qui font en sorte qu’on n’a pas besoin de moi, je vais l’accepter. C’est comme ça : ce qui pèse le plus, c’est l’état de l’équipe. De quoi elle aura l’air après l’ouverture du marché des joueurs autonomes et le repêchage. […] Sur le terrain, est-ce que je me sens surclassé ? La réponse est non. »

Quant à John Bowman, la lueur de ses propos laisse croire qu’il est peut-être davantage prêt à tourner le page que Brodeur-Jourdain. « J’ai déjà abordé le sujet avec [le propriétaire] Bob [Wetenhall] et [le directeur général] Kavis [Reed], pour leur faire savoir la façon dont je me sentais, a indiqué l’ailier défensif. Ils m’ont dit de prendre mon temps, car pour l’instant, toute ma concentration est mise sur la nouvelle convention collective, afin de mettre les choses en place pour les gars qui seront ici à l’avenir. C’est ma priorité pour l’instant. Je vais aussi retourner à la maison, visiter la famille. Ils le sauront le plus rapidement possible. Maintenant, ce sera à eux de décider s’ils désirent partager ma décision avec vous. »

Surpris

On a également demandé à Bowman de commenter le congédiement de Marc Trestman — de qui il est très près — par les Argonauts de Toronto, samedi.

« J’ai été surpris. Il a mené cette équipe qui n’était pas supposée gagner un match jusqu’à la conquête de la coupe Grey après une saison de 9-9 ou je ne sais plus trop. C’est un accomplissement énorme, a-t-il dit d’entrée de jeu. Mais c’est le football, et une chose que j’ai apprise de “Trest”, c’est que le football n’aime personne. Vous pouvez l’aimer tant que vous voulez, mais le football ne vous doit rien. Rien n’est garanti. Je suis certain qu’il va rebondir. Il a trois coupes Grey en sept ans : c’est une fiche éloquente. »

Les deux hommes devraient d’ailleurs se voir dans les prochaines semaines. « Il vient aussi de la Caroline du Nord. Alors je l’appellerai quand j’arriverai chez moi la semaine prochaine et s’il y est déjà, nous boirons un Arnold-Palmer (NDLR : cocktail à base de limonade et de thé glacé). »