Un cinquième sacre pour Hamilton

Lewis Hamilton a gagné quatre de ses cinq titres chez Mercedes et il a pris la décision de prolonger l’aventure jusqu’en 2020.
Photo: Moises Castillo Associated Press Lewis Hamilton a gagné quatre de ses cinq titres chez Mercedes et il a pris la décision de prolonger l’aventure jusqu’en 2020.

Lewis Hamilton a fait un pas de plus parmi les grands en Formule 1 et le sommet de la montagne n’est plus très loin.

Le pilote britannique s’est assuré d’un cinquième championnat du monde de Formule 1 en terminant le Grand Prix du Mexique en quatrième position, dimanche. Le pilote Red Bull Max Verstappen a dominé la course, mais on s’en souviendra seulement parce qu’elle a permis à Hamilton de rejoindre l’Argentin Juan Manuel Fangio au deuxième rang de l’histoire au chapitre des titres en F1.

Âgé de 33 ans, Hamilton a maintenant dans son viseur ce que plusieurs auraient cru impensable : les sept titres remportés par l’Allemand Michael Schumacher.

« Michael est toujours [le meilleur], a dit Hamilton. Fangio était le parrain et le sera toujours. Je suis honoré d’avoir mon nom à côté du sien. Si je prenais ma retraite aujourd’hui, mon nom serait là à jamais. »

Hamilton n’a toutefois pas l’intention de s’arrêter. Il a gagné quatre de ses cinq titres chez Mercedes et il a pris la décision cette année de prolonger l’aventure jusqu’en 2020. Son championnat de 2008 a été acquis chez McLaren.

« Je crois piloter avec la même passion que lorsque j’étais âgé de huit ans, a dit Hamilton. Il me reste encore quelques années et j’espère m’en approcher. Je serai toujours un partisan de [Schumacher]. »

Hamilton a connu l’une de ses meilleures saisons. Pour une deuxième année de suite, il a dû résister aux défis lancés par Ferrari, alors que Hamilton a même reconnu que leurs voitures avaient parfois été meilleures que la sienne. Sebastian Vettel et Kimi Raikkonen ont terminé respectivement deuxième et troisième, dimanche.

« J’ai toujours cru que nous pouvions gagner le championnat, mais ç’a été très difficile », a dit Hamilton.

Ferrari s’était imposé la semaine dernière lors du Grand Prix des États-Unis, mais c’est une série de victoires en deuxième moitié de saison qui a permis à Hamilton d’arriver à Mexico avec le championnat pratiquement en poche. Tout ce qu’il avait à faire, c’était de terminer au moins en septième position, même si Vettel l’emportait.

Malgré tout, la journée n’a pas été facile, alors que Hamilton n’a pas eu droit à la ballade qu’il aurait aimée pendant les 71 tours à l’autodrome Hermanos Rodriguez.

Après un court séjour en tête, Hamilton s’est offert une frayeur avec une sortie de piste en milieu de course. La voiture n’a pas subi de dégâts et même s’il s’est plaint de problèmes avec son bolide et ses pneus, il a réussi à faire le nécessaire.

« La course a été horrible, a reconnu Hamilton. Je voulais simplement ramener la voiture en un morceau. »

Pour sa part, Verstappen a inscrit une cinquième victoire en carrière, lui qui s’était également imposé à Mexico l’an dernier.

Le Québécois Lance Stroll a terminé en 12e position à bord de sa Williams.

« C’était dommage de devoir faire deux arrêts aux puits, a dit Stroll. Je voulais en faire seulement un, mais c’était limite. Lors du premier segment, les pneus ne fonctionnaient pas très bien. C’est dommage d’avoir manqué les points de si peu. »

Les Red Bulls ont dominé le week-end du début à la fin. Daniel Ricciardo occupait la position de tête sur la grille de départ, mais il a rapidement été devancé par Verstappen et Hamilton. Ricciardo a finalement abandonné pour une huitième fois cette saison à la suite d’un bris de moteur.

« Le départ a été la clé, a souligné Verstappen. J’avais la détermination de l’emporter aujourd’hui. »

Vettel, qui détient quatre titres de champion du monde, avait bien commencé la saison avec deux victoires d’affilée, mais Hamilton et Mercedes ont renversé la vapeur.

Malgré une crevaison lors du départ, Vettel a trouvé le moyen de battre Hamilton lors de la course qui lui a permis de s’assurer du championnat, une bien mince consolation pour l’Allemand.

« Il a bien piloté tout au long de la saison et il a été le meilleur de nous deux, a reconnu Vettel. Cinq [championnats], c’est assez incroyable. Je lui ai demandé de continuer à repousser ses limites l’an prochain et j’ai hâte de l’affronter de nouveau. »

Le championnat des constructeurs est toujours en jeu entre Mercedes et Ferrari. La Scuderia n’a pas gagné de championnat des pilotes depuis 2007 et Hamilton a rendu hommage à Vettel.