Naomi Kawase réalisera le documentaire sur les Jeux olympiques de Tokyo 2020

Kawase est très appréciée et elle est devenue la plus jeune réalisatrice à recevoir le prix de la Caméra d’or au Festival de Cannes, avec son film «<em>Suzaku»</em> en 1997.
Photo: The Associated Press Kawase est très appréciée et elle est devenue la plus jeune réalisatrice à recevoir le prix de la Caméra d’or au Festival de Cannes, avec son film «Suzaku» en 1997.

La réalisatrice japonaise Naomi Kawase, retenue pour la réalisation d’un documentaire sur les Jeux olympiques de Tokyo 2020, a déclaré qu’elle espère se concentrer sur les efforts de reconstruction dans la région de Fukushima, dans le nord du pays.

La région a été dévastée en 2011 par un tremblement de terre et un tsunami qui ont provoqué un accident à la centrale nucléaire de l’endroit. Le gouvernement japonais espère que les Jeux olympiques montreront que la région se redresse et que les produits fabriqués ici sont sans danger.

Quelques épreuves olympiques — balle-molle et baseball — y seront jouées pour mettre en valeur la région. « Ce sera pour moi l’occasion de montrer au monde entier où en est le Japon et quels changements le Japon va connaître », a déclaré Kawase.

Elle a ajouté qu’elle espérait également se concentrer sur les volontaires pendant les Jeux olympiques. « Je pense que cela cadre vraiment avec l’esprit japonais de donner de soi », a-t-elle mentionné.

Kawase est très appréciée et elle est devenue la plus jeune réalisatrice à recevoir le prix de la Caméra d’or au Festival de Cannes, avec son film Suzaku en 1997.

Ses films récents les plus connus sont Sweet BeanLes délices de Tokyo — et Still the Water.

Le documentaire de Tokyo sera financé par le Comité international olympique (CIO) et le comité organisateur local, et constitue une exigence du contrat.

Toshiro Muto, p.-d.g. du comité organisateur, a déclaré que le CIO détient les droits d’auteur sur le film et « a le droit de prendre des décisions importantes lors de la création du film. »

Le documentaire sur les Jeux olympiques de Tokyo de 1964, intitulé Olympiades de Tokyo, de Kon Ichikawa, est généralement considéré comme l’un des plus importants du genre, aux côtés d’Olympia, de Leni Riefenstahl, sur les Jeux de 1936 à Berlin.

Le film d’Ichikawa était controversé à l’époque, et les organisateurs étaient inquiets et voulaient un traitement plus traditionnel des Jeux olympiques plutôt que la vision plus poétique d’Ichikawa.

Un journaliste japonais, s’adressant à Kawase, a décrit son film typique comme « tranquille et à la fluidité lente ». Il a ensuite demandé comment cette approche convenait à un rythme « rapide » comme les Jeux olympiques.

Elle a déclaré que son style était peu susceptible de changer, puis elle a contesté les idées préconçues quant à ce que devrait être un film olympique.

« En ce qui concerne les Jeux olympiques de Tokyo, nous ne pouvons pas simplement dire que ce sera rapide juste parce que c’est un thème lié au sport », a-t-elle déclaré.