Tie Domi est heureux de voir son fils Max filer le parfait bonheur à Montréal

Le bonheur que Max Domi peut ressentir à ce stade de sa carrière ne vient pas seulement du fait qu’il a récolté cinq points à ses six premiers matchs avec le Canadien. Selon son père, l’environnement dans lequel il évolue et l’accueil qu’il a reçu y contribuent également.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Le bonheur que Max Domi peut ressentir à ce stade de sa carrière ne vient pas seulement du fait qu’il a récolté cinq points à ses six premiers matchs avec le Canadien. Selon son père, l’environnement dans lequel il évolue et l’accueil qu’il a reçu y contribuent également.

C’est possible d’avoir accumulé 3515 minutes de punition dans la Ligue nationale de hockey et d’être un gentilhomme. Tie Domi l’a montré jeudi midi.

Ce qui avait commencé par une entrevue individuelle avec deux journalistes du Réseau des sports s’est transformé en imposante mêlée de presse au Complexe sportif Bell. Et l’ancien mauvais garnement des Rangers de New York, des Jets de Winnipeg et des Maple Leafs de Toronto s’est prêté à l’exercice avec générosité pendant plus de dix minutes.

Ce qui a sans doute aidé un peu, c’est que l’homme de 48 ans respire le bonheur pour la simple et bonne raison que son fils Max respire lui aussi le bonheur avec le Canadien de Montréal.

« Il travaille fort tous les jours et il a le sourire au visage. C’est beau à voir. Le voir sourire jour après jour, ça me rend heureux », a déclaré le paternel, qui a été témoin en personne du premier but du fiston dans l’uniforme du Canadien dès la 39e seconde du match de mercredi contre les Blues de St. Louis au Centre Bell.

Même s’il est originaire de Windsor, en Ontario, et qu’il a joué 777 de ses 1020 matchs de saison régulière avec les Maple Leafs, Domi n’hésite pas une seule seconde à encourager le Canadien. Et pas seulement parce que son fils porte l’uniforme montréalais. C’est un penchant qu’il avait déjà lorsqu’il était lui-même garçon, dit-il.

« Quand je l’ai vu la première fois avec un chandail du Canadien, je n’ai pas trouvé la sensation bizarre. Pour moi, c’était merveilleux. En fait, j’étais émotif parce que j’étais content pour lui. On parle de l’une des six équipes d’origine. D’une organisation historique », a confié Domi.

« J’ai grandi en idolâtrant Guy Lafleur, le Canadien de Montréal et sa tradition gagnante. J’ai joué avec Toronto, mais Montréal a toujours été l’équipe que j’appuyais quand j’étais jeune et Guy a toujours été mon joueur préféré. Je sais que Max se fait une fierté de porter cet uniforme », a-t-il ajouté.

Le bonheur que Max peut ressentir à ce stade de sa carrière ne vient pas seulement du fait qu’il a récolté cinq points à ses six premiers matchs avec le Canadien. Selon son père, l’environnement dans lequel il évolue et l’accueil qu’il a reçu y contribuent également.

« Tout le monde a été extraordinaire avec lui, à commencer par le propriétaire Geoff Molson, Marc Bergevin, Claude Julien, Kirk Muller, Luke Richardson. Tous les entraîneurs, tous ses coéquipiers, les soigneurs, les amateurs, tout le monde l’a accueilli chaleureusement.

« Même vous, croyez-le ou non, avez été très bons avec lui », a plus tard lancé Domi en souriant.

Quant à l’environnement, c’est le jour et la nuit entre l’Arizona et le Canadien, note Domi, qui a qualifié Montréal de « vraie équipe et de vrai marché ».

« Je l’ai vécu à Winnipeg, où j’ai passé quelque temps. Teemu Selanne avait marqué 76 buts, mais l’équipe était quand même à vendre et allait déménager. C’est un peu ce qui se passe en Arizona, où la situation est instable. Ici, vous vivez le hockey, vous le respirez tous les jours. C’est ce à quoi vous rêvez et il vit son rêve, c’est certain. »

Selon le paternel, le passage de son fils en Arizona a été d’autant plus difficile qu’il n’est jamais venu près de participer aux séries éliminatoires.

« Le fait qu’il était mon fils pendant que je jouais à Toronto et qu’il avait ce nom de famille sur son chandail amenait de la pression et il a toujours bien réagi. Quand il était jeune, il était toujours le meilleur joueur et gagnait des championnats. Il est allé à London et a participé à trois coupes Memorial, il a gagné le Championnat mondial junior, puis s’est retrouvé en Arizona. Depuis la transaction, il ne cesse de sourire. C’est agréable de voir le bon vieux Max qui a retrouvé le plaisir de jouer. »

Dès le premier jour, Domi, le fils, a manifesté toute sa joie de se retrouver avec le Canadien, dans une ville où le hockey règne en maître. Il l’a répété jeudi lorsqu’il a, à son tour, été encerclé par les journalistes dans le vestiaire.

« Je suis heureux depuis le jour où j’ai été échangé. C’est un grand honneur que de faire partie de cette organisation. C’est sûr que nous connaissons un excellent départ et nous avons tous du plaisir en nous rendant à l’aréna. C’est agréable de faire partie d’un tel environnement et je me sens très chanceux. »

Quant à la pression d’évoluer dans un marché comme Montréal, Max dit la savourer et non l’appréhender.

« Pression est un mot que vous pouvez interpréter de plusieurs façons. Ça fait partie du jeu, ça soutire le meilleur chez beaucoup de gens. Et si vous êtes l’une de ces personnes et que vous jouez dans un marché comme celui-ci, ça procure du plaisir. »

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