Domination africaine au marathon de Montréal

Le vainqueur, Ezekiel Mutai, a établi un nouveau record pour le marathon de Montréal.
Photo: Dylan Buell Getty Images / AFP Le vainqueur, Ezekiel Mutai, a établi un nouveau record pour le marathon de Montréal.

Le 28e marathon de Montréal, présenté dimanche, était différent des précédents à bien des égards : un nouveau parcours, une température clémente et le retour des athlètes de la catégorie élite. Après 42,2 kilomètres de course, une réalité est toutefois demeurée inchangée : la domination africaine.

Le Kenya s’est emparé des deux premières marches du podium au terme de l’épreuve, disputée par certains des meilleurs coureurs de la planète. Ezekiel Mutai l’a emporté avec un temps de 2 h 11 min 5 s, loin devant son compatriote Wycliffe Biwott (2 h 15 min 38 s.). Il a ainsi établi un nouveau record pour le marathon de Montréal. Le Rwandais Jean-Marie Vianney-Uwajeneza est pour sa part monté sur la troisième marche du podium en arrêtant le chrono à 2 h 18 min 10 s.

Les trois hommes se sont suivis de près pendant quelques kilomètres, mais seul Mutai a été en mesure de puiser l’énergie nécessaire pour maintenir un rythme sous les 3 minutes 10 secondes par kilomètre tout au long de la course.

Parmi les Québécois qui ont pris le départ de l’épreuve reine de la fin de semaine, trois sont parvenus à se classer parmi les dix premiers : François Jarry (6e), Anthony Larouche (7e) et Patrice Labonté (8e).

Photo: Dylan Buell Getty Images / AFP Salomé Nyirarukundo

Chez les femmes, la Rwandaise Salomé Nyirarukundo a été sacrée championne de l’événement en franchissant la ligne d’arrivée en 2 h 28 min 2 s, devant la Kenyane Joan Kigen et l’Éthiopienne Emebet Anteneh. La Canadienne Jennifer Moroz a terminé au pied du podium, à plus de trois minutes de la médaillée de bronze. Une autre Canadienne, Leanne Klassen (8e), a terminé parmi les dix premières.

Grand retour

Cette édition 2018 du marathon de Montréal marquait le retour des athlètes élites après huit ans d’absence. Les meneurs chez les hommes et chez les femmes se sont séparé des bourses totalisant 50 000 $, une somme que les organisateurs espèrent augmenter dans les années à venir.

Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Cette édition 2018 du marathon de Montréal marquait le retour des athlètes élites après huit ans d’absence.

La course de dimanche a également permis au coureur Sébastien Roulier de battre le record Guinness du marathon le plus rapide en poussant une personne à mobilité réduite. L’athlète originaire de Sherbrooke et Marie-Michèle Fortin, à bord de son fauteuil roulant, ont terminé la course en 3 h 1 min 25 s, soit 34 minutes de moins que la précédente marque.

Au cours de la fin de semaine, près de 25 000 personnes ont pris part aux différentes courses présentées sur un parcours complètement redessiné.

À la différence des années précédentes, les coureurs du marathon et du demi-marathon n’ont pas pris le départ sur le pont Jacques-Cartier pour ensuite converger vers le parc La Fontaine. Ils ont plutôt entamé leur course sur le boulevard René-Lévesque, dans le quartier des spectacles, et ont croisé le fil d’arrivée devant le Complexe Desjardins.

Le parcours devrait demeurer le même l’an prochain, à l’exception de quelques tronçons déplacés en raison de travaux routiers. Contrairement à l’année dernière, le temps frais a été favorable aux coureurs. En 2017, le marathon avait dû être annulé en raison de la chaleur et plusieurs centaines d’interventions médicales avaient été nécessaires pour venir en aide aux autres coureurs. Aucun incident grave n’a été rapporté cette année.