La WTA dénonce un traitement différent entre femmes et hommes

<p>La finale chez les femmes de l'US Open a été marquée par l'emportement spectaculaire de Serena Williams.</p>
Photo: Julian Finney Getty Images Agence France-Presse

La finale chez les femmes de l'US Open a été marquée par l'emportement spectaculaire de Serena Williams.

L’Association des joueuses de tennis (WTA) a estimé que la sanction infligée à Serena Williams au cours de la finale dames de l’US Open samedi relevait d’« une différence de degré dans la tolérance face aux émotions exprimées par les hommes et les femmes », dans un communiqué dimanche.

« La WTA pense qu’il ne devrait pas y avoir de différence de degré dans la tolérance face aux émotions exprimées par les hommes et les femmes et s’engage à s’assurer que tous les joueurs soient traités de la même façon. Nous ne pensons pas que ça a été le cas hier soir [samedi] », écrit le directeur de l’organisation, Steve Simon, dans un communiqué.

La finale dames, remportée par la jeune Japonaise Naomi Osaka (6-2, 6-4), avait été marquée par l’emportement spectaculaire de Serena Williams, qui avait fini par recevoir un jeu de pénalité après avoir qualifié l’arbitre de « voleur ».

Une décision que la vedette américaine avait jugée « sexiste » un peu plus tard en conférence de presse, avant de recevoir le soutien de plusieurs joueuses, notamment l’emblématique Billie Jean King et l’ex-no 1 mondiale Victoria Azarenka.

Plus tôt dans le match, la cadette des soeurs Williams (36 ans) avait reçu un premier avertissement pour « coaching », puis un deuxième pour « bris de raquette », synonyme lui de point de pénalité.

Après le premier avertissement avait suivi une discussion musclée en plusieurs épisodes entre Serena Williams et l’arbitre de chaise, le Portugais Carlos Ramos, qui s’était envenimée au fur et à mesure.

« Je ne triche pas pour gagner, je préfère encore perdre », s’était défendue sur-le-champ  Williams. « C’est incroyable. Je n’ai pas reçu de "coaching". Je n’ai jamais triché de ma vie. Vous me devez des excuses », avait-elle repris au changement de côté suivant, outrée.

C’est après le deuxième avertissement, reçu pour avoir fracassé sa raquette, que Serena Williams est sortie de ses gonds.

« Vous attaquez ma personne. Vous avez tort. Vous n’arbitrerez plus jamais un de mes matchs. Vous me devez des excuses. C’est vous le menteur », a-t-elle lancé.

« Vous êtes un voleur. Vous m’avez volé un point », a-t-elle accusé l'arbitre. C’est à ce moment-là que Carlos Ramos lui a infligé un troisième avertissement, synonyme de jeu de pénalité, une sanction rare à ce niveau.

Deux jeux plus tard, Serena s’inclinait et voyait son rêve d’égaler le record absolu de titres en Grand Chelem (24) s’envoler.