L’Impact doit faire avec ses attaquants, même s’ils en arrachent

Anthony Jackson-Hamel et Ignacio Piatti, en mai dernier
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Anthony Jackson-Hamel et Ignacio Piatti, en mai dernier

Les buts se font rares, mais l’Impact de Montréal semble prêt à conclure la saison avec un trio d’attaquants qui a été limité à un total de cinq buts cette saison.

L’entraîneur-chef Rémi Garde a affirmé jeudi qu’il ne regardait pas que la colonne des buts pour évaluer la contribution des attaquants Matteo Mancosu, Anthony Jackson-Hamel et Quincy Amarikwa.

« Il faut éviter les jugements simples en regardant une position seulement en termes statistiques ou en buts marqués puisque ce n’est pas tout ce qui compte, a rappelé Garde. Ce n’est pas toujours l’attaquant qui marque des buts.

« J’aime choisir onze joueurs qui peuvent gagner le match. »

Malgré tout, la position d’attaquant représente un trou noir depuis le début de la saison chez l’Impact. Le vétéran Mancosu a inscrit seulement trois buts en dix-huit matchs, tandis que Jackson-Hamel, qui s’était fait un nom en marquant neuf buts en 2017, a été limité à deux filets en quinze sorties.

Amarikwa a été utilisé comme réserviste et n’a pas encore trouvé le fond du filet en trois matchs depuis son acquisition des Earthquakes de San Jose en retour de Dominic Oduro, le 8 août dernier.

Sixième au classement dans l’association de l’Est, l’Impact est avant-dernier à travers la MLS avec une moyenne de 1,26 but par rencontre, et son manque d’opportunisme dans le dernier tiers du terrain pourrait lui nuire dans la dernière ligne droite de la campagne.

Le problème semblait réglé il y a un mois, quand l’équipe croyait avoir une entente avec l’attaquant Jimmy Briand. L’En Avant de Guingamp, son club en France, avait annoncé le départ de Briand pour l’Impact et le Bleu-blanc-noir avait affirmé sur son compte Twitter que ce n’était « qu’une question de temps » avant qu’il enfile son nouvel uniforme.

Cependant, ce plan est tombé à l’eau le 26 juillet, après que l’Impact eut affirmé que le clan Briand avait fait de nouvelles demandes qu’il ne pouvait accepter.

Si Briand n’a pas le palmarès d’un Didier Drogba, l’ancienne étoile de Chelsea qui a brillé à son arrivée avec l’Impact en 2015, il aurait certainement aidé à relancer l’attaque montréalaise.

Garde était visiblement déçu de l’échec des négociations et a tenté de les relancer en vain, alors que Briand a finalement rejoint les rangs des Girondins de Bordeaux.

L’entraîneur de première année doit donc composer avec un groupe d’attaquants qui ont souvent eu l’air perdus dans une offensive menée par les milieux de terrain Ignacio Piatti, Alejandro Silva et Saphir Taïder. Les équipes de la MLS ont jusqu’au 14 septembre pour ajouter des éléments, mais il semble que l’Impact ait terminé son magasinage.

« Je suis en paix avec ça, a dit Garde. Je crois que nous allons terminer la saison avec les trois attaquants que nous avons. »

Ce qui compte, c’est de voir les attaquants tout faire pour aider l’équipe.

« Je veux quelqu’un qui est capable de se sacrifier pour l’équipe, de compliquer la vie des défenses, d’être constamment en mouvement, d’attirer la défense pour ouvrir des espaces pour “Nacho” [Piatti], Alejandro ou Jeisson [Vargas], a expliqué Garde. Et quand il n’a pas le ballon, il est en mesure de revenir et travailler, et non attendre simplement le ballon. »

Et il a rappelé de ne pas mettre trop l’accent sur les chiffres, affirmant que les joueurs ont parfois l’impression d’avoir besoin de tirs, de buts ou d’aides pour faire bien paraître leurs statistiques.

« Les statistiques sont dangereuses au football et il faut être prudent, a-t-il dit. Pour moi, les statistiques sont là pour confirmer ce que j’ai vu avec mes yeux. »