La ligne offensive des Alouettes devra faire mieux

Malgré l’étendue de son talent, Johnny Manziel ne s’amène pas à Montréal en tant que sauveur.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Malgré l’étendue de son talent, Johnny Manziel ne s’amène pas à Montréal en tant que sauveur.

Le directeur général des Alouettes, Kavis Reed, l’avait dit : malgré l’étendue de son talent, Johnny Manziel ne s’amène pas à Montréal en tant que sauveur. Encore faudrait-il qu’il ait plus de temps pour repérer ses receveurs.

Manziel, sa ligne à l’attaque et le reste de la formation montréalaise tenteront de freiner à quatre leur séquence de revers en rendant visite au Rouge et Noir d’Ottawa, samedi soir.

Courant comme une gazelle pour échapper à la pression des Tiger-Cats de Hamilton, qui ont écrasé les Alouettes 50-11 vendredi, Manziel a été victime de quatre interceptions et deux sacs du quart à son premier départ dans la Ligue canadienne de football.

Cette autre leçon de football devant leurs partisans n’a fait que confirmer une tendance bien visible chez les Alouettes (1-6) depuis le début de la saison : les quarts n’ont pas beaucoup de marge de manoeuvre derrière la ligne à l’attaque qui a accordé le plus de sacs du circuit canadien (25).

Que ce soit Manziel, Vernon Adams fils, Drew Willy, Matthew Shiltz ou Jeff Mathews, si les Oiseaux veulent remonter au classement et espérer atteindre les matchs éliminatoires, la protection des quarts devra être nettement meilleure afin de permettre à l’attaque d’inscrire un peu plus de points au tableau.

« Collectivement, il faut travailler plus fort sur la ligne offensive et commettre moins d’erreurs. Il faut bloquer le joueur devant nous, que ce soit pendant deux ou six secondes. Ça fait partie de notre travail, a mentionné le centre des Alouettes Kristian Matte. Nous ne voulons pas que Johnny soit toujours obligé de sortir de la pochette. Il faut qu’il le fasse uniquement pour s’aider. »

Lorsque les Montréalais ont fait l’acquisition de l’ancien quart de la NFL, ils ont également mis la main sur les joueurs de ligne offensive Tony Washington et Landon Rice. Les deux vétérans devaient justement contribuer à pallier cette lacune, mais les résultats tardent à venir.

« Je crois que ça s’explique surtout par un manque de continuité. C’est difficile de bâtir quelque chose lorsque tu n’as pas les mêmes joueurs à tes côtés, a fait valoir l’entraîneur-chef des Alouettes, Mike Sherman. J’ai noté qu’il y avait certains blocs que nous n’exécutions pas correctement. Il faut qu’ils travaillent au coude à coude pendant plus qu’une semaine. Lorsqu’ils vont mieux se connaître, ça devrait aller. »

Comme les malheurs ne semblent pas arriver seuls, ses hommes arriveront à Ottawa avec la pire attaque de la LCF et sans quart doté d’une expérience significative dans le circuit. Déjà privés de Willy, Shiltz et Mathews, les Alouettes ont perdu les services d’Adams, blessé au pied gauche vendredi. La pression repose donc sur les épaules de l’unité offensive dirigée par Manziel.

Malgré ce manque d’expérience au poste de quart, Sherman n’a pas l’intention de surtaxer le porteur de ballon Tyrell Sutton et de limiter les jeux aériens.