L’équipe B de la Croatie écarte l’Islande

Les Croates n’avaient pas grand-chose à craindre pour leur première place, et ils n’ont vraiment pas forcé.
Photo: Khaled Desouki Agence France-Presse Les Croates n’avaient pas grand-chose à craindre pour leur première place, et ils n’ont vraiment pas forcé.

Parfois secouée par l’Islande mais jamais vraiment menacée, l’équipe B de la Croatie a remporté sa troisième victoire en trois matchs dans le groupe D mardi à Rostov (2-1), et se dirige ainsi vers les huitièmes de finale de la Coupe du monde face au Danemark où elle partira favorite.

Soucieux de gérer les organismes et plus encore les avertissements en vue d’un premier match à élimination directe qui lui avait coûté très cher à l’Euro-2016, le sélectionneur Zlatko Dalic avait changé neuf joueurs par rapport à l’équipe qui a brisé l’Argentine (3-0).

C’est beaucoup, et pourtant ça ne s’est pas trop vu, au moins pendant les 20 premières minutes durant lesquelles les Croates ont caché le ballon pour de longues séances de possession. Mais habitués au scénario pour l’avoir déjà vécu en éliminatoires, les Islandais ne se sont ni découragés ni endormis.

À la facilité collective des Croates, même privés de Rakitic, Mandzukic ou Brozovic, ils ont opposé la qualité de leur jeu défensif et leur calme, pour finalement se révéler les plus dangereux de la première période.

Les Islandais ont joué sur leurs armes, dangereux sur une touche longue (27e), puis une tête de Magnusson (28e) sur corner et un bon coup franc de Sigurdsson (31).

La blessure de Bjarnason avait aussi donné à ses supporters, bientôt rejoints par tout le stade, l’occasion de lancer un premier clapping et globalement, c’est l’Islande qui a animé la soirée.

Les Croates n’avaient pas grand-chose à craindre pour leur première place après l’ouverture du score de l’Argentine face au Nigeria, et ils n’ont vraiment pas forcé, à l’image de la star Luka Modric, un des seuls titulaires maintenus par Dalic, qui a joué une heure au petit trot avant de sortir.

Les coéquipiers du meneur de jeu du Real Madrid ont tout de même réussi à ouvrir la marque par Badelj, d’une reprise écrasée après une action pour une fois mal défendue par l’Islande (1-0, 53e).

Celle-ci est revenue au score sur un penalty transformé à la 76e minute par Sigurdsson après une main de Lovren. La pression s’est alors un peu accentuée sur le but de Kalinic, mais pas tant que ça, les Islandais manquant tout de même un peu de qualité individuelle en attaque.

Et c’est au contraire Perisic qui a marqué le but du 2-1 (89e). Celui du sans faute croate : trois victoires en trois matchs.