Des signes encourageants, mais aussi de vieilles habitudes à perdre chez les Alouettes

L'entraîneur-chef des Alouettes de Montréal, Mike Sherman
Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne L'entraîneur-chef des Alouettes de Montréal, Mike Sherman

Les Alouettes de Montréal ont montré des signes encourageants contre les Lions de la Colombie-Britannique, malgré une défaite de 22-10. Mais l’équipe de Mike Sherman a toujours de vieilles habitudes à perdre.

Après une première demie efficace, l’attaque des Alouettes (0-1) s’est retrouvée en terrain trop connu au cours des trois dernières campagnes alors qu’elle a été blanchie en deuxième demie.

« Je veux voir de la constance à tous les quarts, a d’ailleurs noté Sherman après l’entraînement de mercredi. On ne peut pas s’apitoyer sur notre sort. Je suis fier du touché que nous avons marqué après en avoir vu un premier annulé en raison d’une pénalité — comme il se doit. La plupart du temps, ça ne se produit pas comme ça. On doit bâtir sur des jeux comme ça afin d’avoir de la constance du début à la fin de la rencontre. »

« Offensivement, nous avions moins d’élan après la fin du troisième quart, a de son côté analysé le centre-arrière Patrick Lavoie. On a le plus souvent laissé notre défense sur le terrain. Quand ça se produit, ils réussissent à aller chercher des premiers jeux. Et on ne peut pas se permettre de se faire intercepter dans notre zone. Je pense que c’est à nous, offensivement, de nous adapter. Nous avions un bon plan, c’est peut-être l’exécution qui était moins bonne, autant sur la ligne que les receveurs.

« C’est plate à dire, mais c’est peut-être une bonne façon d’apprendre. On a fait de bonnes choses en première demie. Il faut se servir de ça pour continuer à progresser. »

Et pas question de blâmer la blessure subie par le bloqueur Ruben Carter, même si elle a forcé Sherman à jongler avec sa ligne à l’attaque tôt dans cette rencontre.

« J’aimerais dire que ça a été un facteur majeur [dans la défaite], mais nous avons fait jouer des joueurs de qualité en remplacement de Ruben Carter, alors je ne peux pas dire cela, a déclaré l’entraîneur. C’est certain que Carter a pris plusieurs jeux à cette position pendant le camp et qu’il était prêt à jouer ce match, mais nous avons mis des gens qui étaient tout aussi capables de faire le travail. Ce n’est pas la raison pour laquelle la deuxième demie ne s’est pas passée comme nous l’aurions voulu. »

De meilleures positions

Sherman penche plutôt vers la prestation de ses unités spéciales pour expliquer — en partie, du moins — ce revers en lever de rideau.

« Nous n’avons pas gagné la bagarre de la position sur le terrain. Nous ne sommes même pas passés près. […] Je veux qu’on repousse l’adversaire loin dans son territoire et je veux qu’on mène le ballon dans la zone des buts quand nous en avons l’occasion. Nos unités spéciales doivent être bien meilleures et donner de meilleures positions sur le terrain à notre attaque. »

Contrairement à ce qu’on a souvent vu au cours de la série de onze revers en fin de saison dernière, les Alouettes sont demeurés dans le coup jusqu’à la fin de ce duel : il restait environ dix minutes à jouer quand Drew Willy a été intercepté par Gary Peters, avec le pointage à 15-10 en faveur des Lions.

En 2017, les Alouettes rentraient souvent au vestiaire pour la mi-temps alors que les carottes étaient cuites.

« Ce n’est pas une consolation, même si je peux comprendre que certains pensent de la sorte, a dit Lavoie. De mon côté, je crois que les Lions étaient une équipe à notre portée et je pense que c’est un match que nous aurions pu gagner. C’est peut-être arrogant de dire ça, mais je ne pense pas que les Lions soient parmi les deux meilleures équipes dans l’Ouest. Si on joue un match de la sorte contre les Eskimos ou les Stampeders, peut-être que c’est encourageant. Mais on aurait pu [battre les Lions] si nous avions joué tout le match de la même façon. »