Ce que vous devez savoir sur la nomination nord-américaine de 2026

La participation de Montréal au tournoi de la Coupe du monde de 2026 dépend de l’avancement des travaux sur le toit du Stade olympique. Tous les matchs en sol montréalais s’y dérouleraient.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir La participation de Montréal au tournoi de la Coupe du monde de 2026 dépend de l’avancement des travaux sur le toit du Stade olympique. Tous les matchs en sol montréalais s’y dérouleraient.

Pourquoi les membres de la FIFA ont-ils préféré la candidature nord-américaine à celle du Maroc ?

Avec la forte majorité obtenue par la candidature nord-américaine (134 votes contre 65), on peut présumer que les arguments économiques ont pesé dans la balance. La candidature Unis2026 a fait valoir que la Coupe du monde en sol nord-américain générera des revenus de 14 milliards et des profits de 11 milliards pour la FIFA, des estimations près de deux fois supérieures à celles présentées par le Maroc.

La qualité des installations a aussi pu influencer le choix des membres. Les représentants de la FIFA ont récemment accordé une note de 4 sur 5 aux infrastructures du trio nord-américain, comparativement à 2,7 pour celles du Maroc.

Ça veut donc dire que les meilleurs joueurs de la planète seront en Amérique du Nord ?

Oui, et ils seront plus nombreux que jamais. La Coupe du monde 2026 sera la première à regrouper 48 équipes plutôt que 32, comme c’est le cas actuellement.

Est-ce que Montréal accueillera des matchs de la Coupe du monde ?

Ce n’est pas garanti. Montréal fait partie des trois villes canadiennes retenues par la candidature nord-américaine avec Toronto et Edmonton, mais c’est la FIFA qui aura le dernier mot. Elle choisira en 2021 les 16 villes hôtesses qui accueilleront des matchs, parmi les 23 proposées par Unis2026.

Tous les matchs à Montréal auraient lieu au Stade olympique, dont le toit devra être remplacé. Le dossier d’affaires devrait être déposé à l’automne 2019 et la nouvelle toiture « fixe et souple » devrait être en place en 2023.

Selon Rosannie Filato, responsable des sports au comité exécutif de la Ville de Montréal, la métropole québécoise pourrait accueillir « entre trois et six matchs ».

Le nouveau toit permettra-t-il la présentation des matchs ?

Un stade à ciel ouvert est obligatoire pour la tenue de la Coupe du monde. Le Parc olympique étudiera la possibilité de démonter, en partie ou en totalité, la nouvelle toiture. Le résultat des analyses fera partie du dossier d’affaires de 2019 (deux ans avant que la FIFA choisisse les villes hôtesses). Un démontage sera considéré si cette opération est techniquement possible, si elle ne compromet pas l’intégrité du Stade et si ses coûts sont « raisonnables ».

Est-ce que ce serait une première pour Montréal ?

Pas tout à fait. Montréal a déjà accueilli des matchs de la Coupe du monde de soccer féminin présentée au Canada en 2015, y compris la demi-finale opposant les États-Unis et l’Allemagne.

Combien coûterait l’organisation de matchs à Montréal ?

La facture finale dépend du nombre de rencontres présentées, mais la Ville de Montréal a déjà prévu que l’organisation de l’événement coûterait environ 150 millions de dollars.

Québec et Ottawa se sont engagés par écrit à appuyer financièrement la Ville, qui espère obtenir 50 millions de dollars de la part des deux gouvernements.

Est-ce que Montréal pourrait accueillir la finale du tournoi ?

Non. Il est déjà prévu que le Canada et le Mexique accueilleront dix matchs chacun, tandis que les États-Unis devraient en recevoir soixante. À partir des quarts de finale, tous les matchs auront lieu en sol américain. La finale sera présentée au MetLife Stadium de New York.

Est-ce que le Canada participera au tournoi ?

En principe, oui. Historiquement, tous les pays hôtes de la Coupe du monde sont qualifiés d’office pour le tournoi, ce qui signifie que le Canada, les États-Unis et le Mexique prendront part à la compétition. Pour le Canada, il s’agira d’une première participation à la phase finale de la compétition depuis 1986.