L’Impact à son meilleur quand il contre-attaque après un revirement?

Ignacio Piatti (à droite) félicite Anthony Jackson-Hamel après un but de l'Impact.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Ignacio Piatti (à droite) félicite Anthony Jackson-Hamel après un but de l'Impact.

Le Revolution n’est pas l’Atlanta United, mais la formation de la Nouvelle-Angleterre n’avait accordé que huit buts en autant de rencontres avant de se présenter au stade Saputo samedi.

Les joueurs de l’Impact avaient offert un bel effort pendant 70 minutes avant de craquer dans un revers de 4-1 à Atlanta la semaine dernière, et la formation montréalaise affirmait qu’un effort semblable serait suffisant pour battre de nombreuses équipes à travers la MLS. Le Bleu-blanc-noir l’a prouvé cette fin de semaine en battant le Revolution 4-2.

La moyenne du gardien des Revs Matt Turner est passée de 1 à 1,33 lors de son séjour à Montréal, alors qu’Ignacio Piatti s’est amusé à la gauche d’Anthony Jackson-Hamel et Raheem Edwards. L’Argentin a accumulé un but et trois aides, tandis que Jackson-Hamel a inscrit ses deux premiers buts de la saison et Edwards, son deuxième.

« C’était une bonne relation, mais il ne faut pas réduire l’attaque aux attaquants et la défense aux défenseurs », a affirmé l’entraîneur-chef de l’Impact, Rémi Garde, après la rencontre.

« J’ai aimé leur dévouement, leur engagement dans le match, a ajouté Garde au sujet de Jackson-Hamel et Edwards, qui ont été laissés de côté la plupart du temps depuis le début de la campagne. Vous ne pouvez pas toujours avoir le ballon et, quand vous ne l’avez pas, vous devez travailler pour vos coéquipiers. J’ai aimé leur énergie. Il n’y a pas de hasard dans une victoire et il faut les bons ingrédients. »

Des revirements positifs

Trois des buts de l’Impact face au Revolution ont été inscrits à la suite de revirements des visiteurs, et l’autre après une longue passe de Samuel Piette par-dessus la défense visiteuse vers Piatti. Huit des quatorze buts de l’Impact cette saison ont été marqués sur ce genre d’attaques éclair, deux sur des coups de pied arrêtés et seulement quatre à la fin de séquences bien construites.

Garde préférerait sans doute voir sa troupe contrôler plus régulièrement le ballon, mais il semble que l’offensive de l’Impact est à son apogée quand elle attaque rapidement après avoir repris le ballon des pieds de ses rivaux. Le travail des milieux de terrain est donc crucial pour provoquer des revirements et c’est ce que Piette, Saphir Taïder et Alejandro Silva ont fait contre le Revolution.

Piette a été crédité de trois tacles et d’un revirement provoqué face aux Revs, tandis que Silva a provoqué deux revirements. Le défenseur central Jukka Raitala a aussi connu un fort match à ce niveau, lorsqu’il s’est avancé plus haut dans le jeu.

« Sam a été très bon en récupérant beaucoup de ballons, a noté Garde. Il en a aussi perdu un ou deux et il sait que je suis exigeant avec lui. Je suis exigeant parce qu’un ballon perdu facilement ne force pas l’adversaire à faire un effort pour le récupérer. Mais j’ai aimé son match. Alejandro a aussi fait un gros travail à côté de lui, Saphir aussi. C’est un travail d’équipe. »

Pas de note parfaite

Toutefois, l’Impact n’a pas obtenu une note parfaite au bulletin de son entraîneur. L’équipe a baissé la garde en fin de rencontre, permettant au Revolution de marquer deux buts sur un corner et après un coup franc. Un total de 14 des 23 buts accordés par l’Impact cette saison sont survenus sur des phases arrêtées.

« La semaine dernière à Atlanta, les deux buts sur coups francs étaient directs et donc difficilement évitables, a rappelé Garde. Mais sur les corners, nous devons progresser. Nous devons être plus agressifs et nous l’avions été jusque-là, même s’il y avait eu une ou deux occasions chaudes. On n’a pas une taille démentielle et ce n’est pas facile pour nous, mais nous devons faire mieux. »

L’Impact (3-6-0) n’aura pas beaucoup de temps pour continuer à peaufiner son jeu. Il tentera de gagner seulement un deuxième match en six sorties quand il rendra visite au Fire de Chicago (2-4-2), mercredi.