Nadal signe une nouvelle «Undécima» à Barcelone

Nadal essaiera de remporter un onzième trophée à Roland-Garros au mois de juin.
Photo: Josep Lago Agence France-Presse Nadal essaiera de remporter un onzième trophée à Roland-Garros au mois de juin.

Barcelone — Une Undécima suit l’autre. Le no 1 mondial, Rafael Nadal, s’est imposé pour la onzième fois à Barcelone, une semaine après avoir réussi le même exploit à Monte-Carlo, en surclassant le jeune Grec Stefanos Tsitsipas en deux manches (6-2, 6-1) dimanche.

Une rampe de lancement idéale pour l’Espagnol vers son principal objectif : un onzième trophée à Roland-Garros dans un mois (27 mai-10 juin).

Avec ce 77e titre (dont 55 sur terre battue), il rejoint dans l’histoire du tennis l’Américain John McEnroe. Il n’est plus devancé que par trois joueurs au nombre de trophées : Jimmy Connors (109), Roger Federer (97) et Ivan Lendl (94).

Sur la terre catalane comme sur le Rocher monégasque, Nadal n’a laissé aucune manche à ses dix adversaires successifs. On en oublierait presque qu’il y a deux semaines, le Majorquin de 31 ans faisait en Principauté son retour sur le circuit après quasiment trois mois de coupure, la faute à une blessure à la hanche droite qui l’avait contraint à abandonner en quarts de finale de l’Open d’Australie fin janvier.

« J’ai passé deux semaines fantastiques », s’est réjoui Nadal, non sans rappeler les « mois compliqués avec des blessures » qui ont précédé.

Aucun rival

Après quinze jours sur la terre battue européenne, on ne voit personne à l’horizon en mesure de menacer le décuple vainqueur de Roland-Garros. Federer a choisi, comme la saison dernière, de zapper l’ocre, Novak Djokovic continue de batailler pour redevenir le joueur qu’il a été, Andy Murray est toujours à l’infirmerie… Et la nouvelle génération, l’Autrichien Dominic Thiem et le Bulgare Grigor Dimitrov en tête, ne s’est pas montrée en mesure de tenir tête au long cours à Nadal.

Sur sa surface de coeur, l’Espagnol a désormais remporté les 46 dernières manches (pour 19 matchs) qu’il a disputées. Il n’en a plus perdu un seul depuis son revers en quarts de finale du Masters 1000 de Rome en mai 2017, face à Thiem.

Pour Tsitsipas, la marche était beaucoup trop haute dimanche. « J’ai vu des millions de ses matchs sur terre battue. Il y a dix ans, je me préparais déjà pour ce match », avait-il plaisanté samedi après sa qualification pour la toute première finale sur le circuit principal de sa jeune carrière.

Mais le Grec de 19 ans n’a pas vraiment existé face au roi de l’ocre. Encore trop tendre, trop friable, peut-être aussi émoussé par ses trois victoires de la semaine contre des joueurs du top 20 (Schwartzman, Thiem, Carreno Busta), il s’est incliné en moins de 1 h 20.

Tsitsipas sera toutefois récompensé de son excellent parcours catalan par une entrée dans le top 50 lundi : il s’installera précisément en 44e position. Inédit pour un joueur grec.