Jeux du Commonwealth: une médaille d’or historique en volleyball de plage

Les Canadiennes Sarah Pavan et Melissa Humana-Paredes, jeudi, aux Jeux du Commonwealth
Photo: Rick Rycroft Associated Press Les Canadiennes Sarah Pavan et Melissa Humana-Paredes, jeudi, aux Jeux du Commonwealth

Les Canadiennes Sarah Pavan et Melissa Humana-Paredes ont écrit un nouveau chapitre de l’histoire des Jeux du Commonwealth, jeudi, en devenant les premières femmes à remporter une médaille d’or en volleyball de plage.

Classées numéro un au monde selon la Fédération internationale de volleyball (FIVB), les Canadiennes ont fait fi du vent et de la pluie et résisté aux coriaces Australiennes Taliqua Clancy et Mariafe Artacho del Solar pour l’emporter 21-19, 22-20.

Pavan et Humana-Paredes ont dû sauver un point de manche à 19-20 au deuxième set avant de concrétiser ce triomphe à l’issue d’un point spectaculaire, marqué par 17 touches de ballon et plusieurs sauvetages presque miraculeux d’un côté comme de l’autre.

Après le point ultime, Humana-Paredes a sauté dans les bras de sa coéquipière pour célébrer ce moment historique. « La sensation est incroyable, a déclaré Pavan, une Ontarienne de 31 ans. C’est un grand honneur que d’être les premières médaillées d’or en volleyball de plage aux Jeux du Commonwealth. Nous venons de passer à l’histoire. Souhaitons que cette discipline demeure au programme des Jeux du Commonwealth. Mais il n’y a rien qui bat la première médaille d’or. »

Le tandem canadien chez les hommes n’a pas vécu le même bonheur.

Dans une autre finale face à un duo australien, Sam Schachter et Sam Pedlow ont dû se contenter de la médaille d’argent à la suite d’un revers de 19-21, 21-18 et 16-18 contre Chris McHugh et Damian Schumann.

En plongeon, la Montréalaise Meaghan Benfeito a récolté sa deuxième médaille d’argent en autant de jours aux Jeux.

À la plateforme de dix mètres, Benfeito a obtenu une note totale de 359,75, soit seulement 65 centièmes de moins que l’Australienne Melissa Wu.

Chez les hommes, le Montréalais Philippe Gagné a gagné l’argent au tremplin de trois mètres grâce à un score cumulatif de 452,70.

Wiebe défend son titre

Dans d’autres disciplines au programme de la journée de jeudi, la lutteuse canadienne Erica Wiebe a défendu son titre chez les moins de 76 kg, prenant la mesure de Blessing Onyebuchi du Nigeria.

L’Ontarienne de 28 ans, médaillée d’or aux Jeux olympiques de Rio en 2016, a vaincu des rivales de Sierra Leone et de l’Angleterre avant son triomphe ultime en style libre.

Au total, le Canada a remporté deux médailles d’or, une d’argent et une de bronze lors de la première journée de compétition de lutte.

Diana Weicker, de l’Ontario, a également remporté l’or chez les moins de 53 kg pendant que Steven Takahashi récoltait l’argent chez les moins de 57 kg. Quant au Torontois Jevon Balfour, médaillé d’argent il y a quatre ans, il a obtenu une médaille de bronze chez les moins de 74 kg.

En athlétisme, Christabel Nettey a gagné l’or au saut en longueur grâce à un bond de 6,84 m à son premier essai.

En vélo de montagne, Haley Smith a remporté la médaille de bronze pendant que Emily Batty terminait quatrième. Chez les hommes, Léandre Bouchard a pris le sixième rang.

Diane Roy sera du marathon

À l’âge de 47 ans, Diane Roy continue de gagner des médailles.

L’athlète originaire de Sherbrooke, qui en est à ses cinquièmes Jeux du Commonwealth, a terminé en troisième position de la course en fauteuil roulant T54 sur 1500 mètres mardi.

Après son triomphe en 2010 et sa deuxième place en 2014, Roy peut maintenant se targuer de posséder la collection complète de médailles.

Dimanche, elle tentera de bonifier cette collection alors qu’elle participera au marathon, dont la version pour paraplégiques sera présentée pour la première fois aux Jeux du Commonwealth.

« Si ce n’est pas 100, c’est tout près, a déclaré Roy en faisant allusion au nombre de marathons auxquels elle a participé. J’en ai fait beaucoup. »

Roy, qui est devenue paraplégique en 1988 à l’âge de 17 ans, a probablement dépassé ce plateau, bien qu’elle avoue qu’elle n’est pas très douée pour tenir un décompte exact.

Ce qui est sûr, c’est qu’elle est prête pour en faire d’autres. « J’y vais une année à la fois. Tant que je conserverai la passion, je vais continuer. »