La mairesse Plante trouve que l’offre de Bronfman est «un bien meilleur deal»

Vladimir Guerrero fils a soulevé les 25 816 spectateurs mardi soir au Stade olympique en donnant la victoire aux Blue Jays de Toronto à l’aide d’un circuit en solo en neuvième manche.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Vladimir Guerrero fils a soulevé les 25 816 spectateurs mardi soir au Stade olympique en donnant la victoire aux Blue Jays de Toronto à l’aide d’un circuit en solo en neuvième manche.

Le ton de la mairesse de Montréal a changé dans le dossier du retour des Expos.

Après que Stephen Bronfman, qui dirige le groupe de gens d’affaires qui tentent de ramener un club du Baseball majeur à Montréal, eut déclaré qu’il ne souhaitait pas d’argent de la part des Montréalais, mais bien l’appui de Valérie Plante, la mairesse a fait preuve d’une ouverture qu’on ne lui connaissait pas jusqu’ici.

« Écoutez, on a une rencontre d’ici deux semaines avec M. Bronfman. J’ai bien hâte à cette rencontre-là et je trouve que déjà, c’est un bien meilleur deal », a-t-elle déclaré mercredi, lors d’un point de presse à l’hôtel de ville.

La veille, avant la présentation du deuxième match préparatoire des Blue Jays de Toronto au Stade olympique, Bronfman a répété qu’il ne voulait pas de l’argent des contribuables montréalais.

« J’ai hâte de la rencontrer. Il faut que tous soient sur la même longueur d’onde. […] On n’a pas besoin des sous de la Ville de Montréal, mais on a besoin d’un peu d’aide », a-t-il précisé.

Position assouplie

On sent un assouplissement de la position du côté de Mme Plante et de son équipe. Mardi, Eric Alan Caldwell, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal et responsable des transports et de l’urbanisme, a accordé une entrevue à La Presse canadienne.

En soirée, Benoît Dorais, président du comité exécutif, a accompagné de quelques conseillers de Projet Montréal, dont Rosannie Filato, responsable des sports et loisirs, qui sont venus livrer un message d’ouverture envers le projet.

« Il y a une volonté à Montréal d’avoir du baseball », a déclaré M. Dorais, qui n’a pas voulu parler de référendum en cas d’investissement public.

« On est sur le principe plus que dans la mécanique. Ce sera à définir. De toute façon, on est loin d’avoir un projet concret. On voit qu’il y a beaucoup de travail qui se fait en ce moment par les investisseurs. On voit que la volonté est là. Quand ce sera le temps, notre administration va s’asseoir et discuter avec les différents partenaires : la communauté d’affaires, le gouvernement du Québec. On en est là. On a le temps [de trouver] la mécanique, mais nous sommes fermes sur le principe. »

Il faut que tous soient sur la même longueur d’onde

 

L’appui de la mairie est indispensable au projet. Sous le couvert de l’anonymat, un haut dirigeant du Baseball majeur a révélé à La Presse canadienne la semaine dernière que la MLB fait tout ce qui est en son pouvoir présentement pour obtenir le soutien de tous les paliers de gouvernement à Oakland et Tampa Bay, où les Athletics et les Rays souhaitent se doter de nouveaux domiciles.

« Nous n’irons pas dans un marché où nous ne l’aurions pas », a affirmé cet interlocuteur.