Vladimir Guerrero fils n’a pas oublié la machine à crème glacée du Stade olympique

Vladimir Guerrero fils lors du match des étoiles du baseball majeur, le 9 juillet 2017
Photo: Mike Ehrmann / Getty Images / AFP Vladimir Guerrero fils lors du match des étoiles du baseball majeur, le 9 juillet 2017

Quand on lui demande ce dont il se souvient le plus du Stade olympique alors qu’il y passait le plus clair de son temps pendant que son père faisait la pluie et le beau temps sur les losanges, Vladimir Guerrero fils n’hésite pas une seconde.

« La machine à crème glacée ! a-t-il lancé avec l’aide de son traducteur, Josué Peley, semant l’hilarité parmi les nombreux journalistes sur place. J’étais un peu déçu qu’elle n’y soit plus, je comptais un peu là-dessus ! »

« Toutes les fois que je venais ici, avant et pendant les matchs, je mangeais de la crème glacée ! »

Le jeune homme a dû en manger à Anaheim également : contrairement à son père, plutôt maigrichon à son arrivée dans les majeures, le troisième-but de 19 ans est plutôt bien en chair. D’ailleurs, ses souvenirs de Montréal sont décidément culinaires : à son arrivée dimanche soir, c’est une poutine qu’il s’est offerte comme premier repas ! De quoi faire rager l’équipe haute performance des Jays…

Si Guerrero n’a pas beaucoup de souvenirs de Montréal et de ses années passées ici, il a affirmé que dès qu’il a mis les pieds dans le vestiaire, il s’est senti chez lui. Il était d’ailleurs bien heureux que l’équipe torontoise l’ait gardé dans sa formation pour ces deux rencontres.

« Aussitôt que les Blue Jays m’ont dit que j’allais venir, la première personne que j’ai appelée est mon père. Bien sûr que j’aimerais qu’il soit ici, mais je suis certain qu’il est très fier de moi. »

Le paternel n’a pas donné beaucoup de conseils à son fils, mais le jeune Vladimir en retient un en particulier.

« Il m’a dit de demeurer humble et d’avoir du plaisir chaque fois que je joue au baseball. C’est ce que j’ai toujours fait et que je ferai toujours. »

Patience

Une chose est certaine : il montre une bien meilleure discipline que son père au bâton.

« Quand j’étais petit, mon père me lançait la balle et un jour que j’ai frappé un lancer bas, la balle a rebondi sur mon nez. Je me suis alors juré que je ne m’élancerais que sur des lancers dans la zone des prises, a-t-il expliqué. C’est ce que je tente de faire depuis. »

Il est déjà acquis que Guerrero et l’autre jeune sensation des Jays, Bo Bichette, amorceront la saison au niveau AA, avec les Fisher Cats du New Hampshire. Il n’est pas exclu que les deux hommes puissent être rappelés en cours de saison par contre.

« Tout ce qu’ils m’ont dit, c’est que j’allais dans le AA, et je trouve que c’est une très bonne décision, a sagement répondu Guerrero. Je m’en vais y faire mon travail, et contrôler ce que je peux contrôler. Cette décision revient à l’équipe et je vais tenter de l’aider de toutes les façons dont je peux. »

D’autres, comme Marcus Stroman, ont ouvertement indiqué qu’ils souhaiteraient les voir à leurs côtés en ce début de saison. Une chose est certaine : ils s’attirent les éloges de tous.

« Je ne l’ai pas vu beaucoup, mais c’est un jeune qui a beaucoup potentiel, a indiqué Russell Martin. Il a énormément de puissance, et il est très fiable défensivement. C’est un gars qui a un talent naturel, avec un peu plus de discipline que son père. C’est un joueur différent de son père, mais je crois qu’il sera très bon. Il ne manque pas grand-chose, peut-être juste un peu d’expérience dans les ligues mineures. »

« Bo Bichette et lui, je crois que ce sont eux qui vont dicter leur date d’arrivée dans les majeures. S’ils ont du succès (au niveau AA), je ne crois pas que les Jays vont les faire attendre. »