Canadien: malgré deux saisons cauchemardesques, Gallagher n’a jamais perdu confiance

Gallagher aura été l’élément le plus lumineux de la formation montréalaise.
Photo: Graham Hughes La Presse Canadienne Gallagher aura été l’élément le plus lumineux de la formation montréalaise.

Quand Brendan Gallagher est retourné dans son patelin après l’élimination du Canadien de Montréal en avril 2017, il savait qu’il venait de vivre une deuxième campagne de suite parsemée d’embûches. Malgré cela, les doutes et l’incertitude n’ont jamais occupé ses pensées, et il n’a rien changé à sa façon de jouer, assure-t-il. Ou peut-être un tout petit peu, nuance Claude Julien.

Au fil d’une sombre saison sur le plan collectif, Gallagher aura été l’élément le plus lumineux de la formation montréalaise. Il a affiché une régularité dans son niveau de jeu qui lui a permis d’éditer une marque personnelle pour le nombre de buts en carrière, avec 28, et d’en égaler une autre avec son 47e point, samedi. Surtout, la malchance a arrêté de s’acharner sur lui, si bien qu’on a pu le voir jouer lors des 76 parties du Tricolore.

« Mon objectif était simplement de faire preuve de régularité et de produire à chacun des matchs, que ce soit en marquant des buts ou d’une autre façon. Dans l’ensemble, j’ai fait preuve de constance et je suis satisfait de ma préparation, de ma routine, et j’ai essayé de ne pas y déroger », a analysé l’attaquant de 25 ans après l’entraînement de l’équipe lundi matin à Brossard.

S’il peut inscrire deux autres buts d’ici le dernier match du calendrier régulier, Gallagher atteindra le plateau des 30 buts, soit exactement le triple de ce qu’il a réalisé la saison dernière en 64 rencontres.

« L’an dernier, je n’ai pas obtenu autant de buts que je l’aurais souhaité. Ce n’est pas parce que j’avais perdu confiance. J’avais le sentiment de faire exactement les mêmes choses que par le passé, sauf que je n’arrivais pas à déjouer les gardiens et à loger la rondelle dans le filet. Cette année, j’ai été plus chanceux. »

Interrogé au sujet de Gallagher, Julien a déclaré que ses performances n’ont rien à voir avec la chance. Aussi, il laisse sous-entendre qu’il a apporté des ajustements dans sa façon d’attaquer le filet sans laisser tomber cet aspect de son jeu.

« Cette année, il a passé une saison sans blessure et il démontre ce qu’il est capable de faire, a noté Julien. Un gars qui fonce au filet, qui n’a pas peur d’être autour du filet, va toujours marquer des buts dans le hockey d’aujourd’hui. Je dirais qu’il s’est amélioré (à ce niveau). Avant, on voyait souvent qu’il tombait sur le gardien et ça devenait ennuyant pour son équipe, car les arbitres ont sévi souvent. Maintenant, il est beaucoup plus expérimenté pour se tenir loin de ça tout en continuant d’aller autour du filet. Je ne crois pas que ce soit une année chanceuse. Au contraire, il démontre ce que son jeu peut apporter à son équipe. »

Pacioretty patine

Max Pacioretty s’est entraîné en solitaire avant ses coéquipiers et sans équipement, lundi, moins de quatre semaines après s’être blessé à un genou.

Mais de là à penser que Pacioretty pourrait revenir au jeu, il y a un pas que Julien n’était pas prêt à franchir lundi matin. En fait, l’entraîneur-chef a carrément dit qu’il avait des doutes sur les chances de le revoir cette saison.

À ce sujet, Julien a indiqué que seuls les défenseurs David Schlemko et Rinat Valiev pourraient revenir avant que le rideau ne tombe sur la difficile saison du Canadien, le 7 avril.

Pacioretty était tombé au combat le 2 mars, dans une victoire de 6-3 face aux Islanders, à New York. Le Tricolore avait annoncé quelques jours plus tard qu’il allait avoir besoin d’une période de quatre à six semaines de convalescence.

Âgé de 29 ans, Pacioretty a récolté 17 buts et 20 aides en 64 rencontres cette saison. Il se dirige vers une première campagne de moins de 30 buts depuis 2012-2013, une saison écourtée à 48 matchs en raison d’un lockout.