Alex Boisvert-Lacroix doit se contenter du 11e rang à l’épreuve du 500 m

Alex Boisvert-Lacroix
Photo: Mladen Antonov Agence France-Presse Alex Boisvert-Lacroix

Gangneung — Avant même de s’élancer, le patineur Alex Boisvert-Lacroix avait compris qu’il devait faire une course parfaite à l’anneau de glace de Gangneung pour espérer décrocher une médaille au 500 m, lundi.

« Je savais que ça prendrait la course du siècle pour monter sur le podium », a déclaré le Sherbrookois à l’agence Sportcom après avoir signé le 11e temps de l’épreuve.

Le Norvégien Havard Lorentzen a triomphé grâce à un chrono de 34,41 secondes, un record olympique. Il a devancé le favori local, Min Kyu Cha, par un mince centième de seconde. Le Chinois Tingyu Gao (34,65) a complété le podium.

Les ambitions de médaille n’étaient pas irréalistes pour Boisvert-Lacroix, victorieux sur cette distance à deux reprises cette saison en Coupe du monde. Il visait un chrono de 34,57 secondes. « Avec l’ouverture que j’avais faite — un chrono de 9,56 s après 100 mètres —, je m’étais donné les chances de le faire [le chrono] », a-t-il affirmé.

Malheureusement, l’athlète de 30 ans n’a pas su maintenir le rythme. « J’ai fait des erreurs techniques dans mon tour et j’ai perdu beaucoup de vitesse. Il me manquait deux pas dans le droit d’échange pour attaquer mon virage. J’ai glissé et attendu pour pouvoir attaquer. »

« C’est certain que, quand j’ai regardé au tableau et j’ai vu que j’étais 11e, j’étais déçu. Je n’étais pas venu ici pour faire le touriste. Dans une course de 500 mètres, il suffit d’avoir deux mauvais pas pour que ta course soit à l’eau et c’est pas mal ce qui m’est arrivé. »

Les deux autres Canadiens en action, l’Albertain Gilmore Junio (35,158 s) et le Québécois Laurent Dubreuil (35,16 s), ont respectivement terminé 17e et 18e.

Obligé de défendre en appel sa qualification olympique devant le Centre de règlement des différends sportifs du Canada, Dubreuil n’a eu son billet pour Pyeongchang qu’à la fin janvier. Ces tracas juridiques, conjugués à la maladie et de petites blessures, ont nui à sa préparation olympique. « Autant de mésaventures consécutives, ça fait mal et ça m’a fessé », a-t-il confié.

« Je savoure le moment. Je n’avais juste pas les jambes pour réaliser sportivement ce que je voulais, mais humainement, c’était une belle expérience », a indiqué le médaillé d’or sur la distance à la Coupe du monde d’Heerenveen.

Laurent Dubreuil sera de retour en action vendredi pour l’épreuve de 1000 m.

Les femmes

De son côté, la formation canadienne féminine de poursuite par équipes a franchi les quarts de finale. Lors des demi-finales mercredi, les Canadiennes seront opposées aux Japonaises, et les Néerlandaises aux Américaines.