À la veille des JO, l’UNESCO veut des projecteurs sur les athlètes féminines

«Aujourd’hui, à peine 4 % de la couverture sportive sont dédiés au sport pratiqué par les femmes», se désole l'UNESCO.
Photo: Martin Bureau Agence France-Presse «Aujourd’hui, à peine 4 % de la couverture sportive sont dédiés au sport pratiqué par les femmes», se désole l'UNESCO.

Paris — À la veille de la cérémonie d’ouverture des JO d’hiver de Pyeongchang en Corée du Sud, l’UNESCO a souhaité jeudi « une meilleure couverture des athlètes féminines », quantitative comme qualitative.

Selon un communiqué de l’UNESCO, la directrice générale de cette agence des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, Audrey Azoulay, « en appelle aux médias pour une couverture plus équitable des athlètes féminines » au nom de la lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

« Aujourd’hui, à peine 4 % de la couverture sportive est dédiée au sport pratiqué par les femmes. Par ailleurs, seulement 12 % des informations sportives sont présentées par des femmes ».

Mais l’UNESCO épingle aussi certains « commentaires stéréotypés » dans les médias, « souvent axés sur l’apparence physique des athlètes ou leur statut familial, ou encore attribuant le mérite de leurs exploits à leurs entraîneurs masculins ».

L’agence onusienne qui va célébrer le 13 février la Journée mondiale de la radio lance à cette occasion une campagne de sensibilisation, avec des publicités radio et vidéo, faisant parler des petites filles qui rêvent d’être athlètes, un homme et une femme qui évoquent la même épreuve sportive vécue de façon diamétralement différente, ou des témoignages de journalistes sportives ou de sportifs eux-mêmes.

Photo: Eric Feferberg Archives Agence France-Presse La directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, «en appelle aux médias pour une couverture plus équitable des athlètes féminines».