Les Patriots de retour au Super Bowl face aux Eagles

Dimanche, le quart-arrière vedette Tom Brady (à gauche) et le receveur éloigné Danny Amendola ont célébré la victoire de leur équipe.
Photo: David J. Phillip Associated Press Dimanche, le quart-arrière vedette Tom Brady (à gauche) et le receveur éloigné Danny Amendola ont célébré la victoire de leur équipe.

Los Angeles — Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, tenants du titre, ont souffert dimanche face à Jacksonville (24-20), mais disputeront le Super Bowl, la finale de la Ligue nationale de football américain (NFL), le 4 février contre Philadelphie, sans pitié pour Minnesota (37-8).
 

Il a fallu attendre le 4e quart-temps pour retrouver Tom Brady, jusque-là méconnaissable et étouffé par la défense de Jacksonville.
 

Le quart-arrière de la Nouvelle-Angleterre, blessé au pouce droit à l’entraînement mercredi, a sorti son équipe d’affaires avec deux passes de touché à destination de Danny Amendola.


«C’est vraiment incroyable de faire partie de cette équipe qui est capable de gagner des matchs comme celui-là», a insisté Brady qui a déjà remporté le Super Bowl à cinq reprises.
 

Mais cette 10e finale dans l’histoire des « Pats » a longtemps paru inaccessible : ils ont compté jusqu’à onze points de retard (14-3) et ont perdu l’un de leurs principaux atouts offensifs, Rob Gronkowski, victime d’une commotion cérébrale en fin de 2e quart-temps.


Sans oublier la blessure au pouce droit de Brady qui, depuis mercredi, suscitait bien des rumeurs : « C’est une coupure profonde, j’ai eu des blessures plus graves, mais jusqu’à samedi, j’étais un peu inquiet », a avoué le quart-arrière le plus titré de l’histoire.
 

Brady, 40 ans, a réussi une fin de match époustouflante avec un gain de 138 yards sur un total de 290 pour tout le match.

 

Les Eagles en pleine confiance

Pour décrocher un sixième titre suprême et égaler ainsi Pittsburgh, les Patriots vont devoir battre Philadelphie, en pleine confiance.
 

Photo: Patrick Smith Getty Images North America Agence France-Presse

Les Eagles, qui ont disputé et perdu deux Super Bowl (1981, 2005), ont brisé le rêve des Minnesota Vikings qui espéraient devenir la première équipe à disputer le Super Bowl dans son propre stade.
 

Les Vikings n’ont fait illusion que pendant cinq minutes en marquant le premier touché (7-0). Ils ont ensuite été submergés par les Eagles qui ont fait craquer la meilleure défense de la NFL en marquant cinq touchés.
 

En remplacement de Carson Wentz, blessé, le quart-arrière de Philadelphie Nick Foles a approché la perfection avec 26 passes réussies sur 33 tentées, 352 verges gagnées et trois passes de touché.
 

«Personne ne nous voyait gagner ce match, sauf nous, on est venus ici pour gagner et on a décroché une superbe victoire», s’est félicité Foles.
 

Les Eagles seront encore les outsiders dans deux semaines face aux Patriots qui peuvent décrocher un troisième titre en quatre ans.
 

Mais ce statut leur convient très bien: « On croit en nous et on se bat jusqu’au bout », a prévenu Chris Long, ancien défenseur de la Nouvelle-Angleterre.