Philippe Marquis est de retour sur les pistes

Philippe Marquis est engagé dans une course contre la montre afin d’être rétabli à temps pour les Jeux de Pyeongchang, qui seraient les deuxièmes de sa carrière.
Photo: Todd Korol La Presse canadienne Philippe Marquis est engagé dans une course contre la montre afin d’être rétabli à temps pour les Jeux de Pyeongchang, qui seraient les deuxièmes de sa carrière.

Philippe Marquis est retourné sur les pistes pour la première fois depuis qu’il a été victime d’une rupture du ligament croisé antérieur il y a une dizaine de jours à la Coupe du monde de ski acrobatique de Deer Valley.

Le vétéran de 28 ans a skié sur le plat et légèrement dans les bosses à la station de ski de Tremblant jeudi, sans toutefois tenter le moindre saut.

« C’était une grosse étape, et c’était tout de même stressant. J’ai moins bien dormi la veille, un peu comme si c’était une compétition, parce que je savais qu’il fallait que ça tienne si je voulais continuer de croire en mes chances de participer aux Jeux olympiques. Et ç’a super bien été. »

Marquis est engagé dans une course contre la montre afin d’être rétabli à temps pour les Jeux de Pyeongchang, qui seraient les deuxièmes de sa carrière. À Sotchi, en 2014, il avait terminé neuvième.

Afin d’éviter d’aggraver sa blessure, il a indiqué qu’il portait maintenant une attelle ainsi que des bandages au genou.

« On m’a dit que ça prendrait quelques jours avant que je m’y habitue [à l’attelle], que je me sente à l’aise, a-t-il confié. Le gros défi avec cet arsenal-là, c’est que ma jambe n’a pas la même mobilité que d’habitude. Donc, je n’ai pas la même capacité de mouvements. C’est la raison pour laquelle il faut que je sois sur la neige le plus souvent possible. »

En dépit de ces précautions, le bosseur de Québec a admis qu’il ressentait encore une certaine douleur à l’effort. Il a toutefois assuré que son rêve de participer aux Jeux était « plus vivant que jamais ».

« Le plus frustrant avec tout ça, c’est que la douleur est supportable, a-t-il expliqué. Évidemment, je ressens une douleur aiguë quand je skie, mais sinon, il faut juste que je m’assure que mon genou tienne et qu’il soit stable. »

Depuis qu’il s’est infligé cette blessure, Marquis est retourné en salle, au gymnase, et se soumet quotidiennement aux soins d’un physiothérapeute.

Il ne participera pas à la dernière épreuve de la Coupe du monde de ski acrobatique avant les Jeux, ce week-end à Mont-Tremblant. Il vise un retour à la compétition en Corée du Sud.

Il occupe le 17e rang du classement général en bosses avec une récolte de 98 points jusqu’ici cette saison.

Comme Erik Guay

Marquis se retrouve donc dans une situation similaire à celle du prolifique skieur québécois Erik Guay, qui vise toujours un retour aux Jeux de Pyeongchang.

Le bosseur, qui a décroché six médailles en carrière sur le circuit de la Coupe du monde, n’a pas discuté de la situation avec le skieur de Mont-Tremblant, mais assure qu’il comprend sa situation

« Évidemment, ce n’est pas la même blessure, mais Erik est un modèle de résilience et c’est certain qu’en ce moment il m’inspire beaucoup », a convenu le principal intéressé.

Cependant, si jamais Marquis n’est pas en mesure de représenter le pays aux Jeux, alors Ski acro Canada devra prendre une décision. L’organisation disposera d’une fenêtre de 48 heures suivant l’annonce de son équipe olympique, lundi prochain, pour confirmer ses quotas par discipline à la Fédération internationale de ski.