Alouettes: Kavis Reed n’a rien promis à Josh Freeman

Le quart-arrière Josh Freeman, alors qu'il portait le maillot des Colts d'Indianapolis, dans la NFL, en 2016
Photo: Michael Conroy Associated Press Le quart-arrière Josh Freeman, alors qu'il portait le maillot des Colts d'Indianapolis, dans la NFL, en 2016

Josh Freeman et les Alouettes se courtisent depuis un certain temps. Cette fois, le moment était propice aux rapprochements entre l’ex-premier choix de la NFL et la formation montréalaise.

Quand Freeman s’est amené à Lennoxville pour lancer quelques ballons au dernier camp d’entraînement des Alouettes, ceux-ci venaient d’octroyer un contrat de trois ans à Darian Durant pour être leur général en attaque.

« Le timing est très important dans ce genre de situations, souligne le directeur général des Alouettes, Kavis Reed. Nous sommes chanceux d’avoir pu nous entendre. »

« Je ne sais pas pourquoi ça n’a pas fonctionné l’an dernier, a noté Freeman au cours d’un entretien téléphonique avec La Presse canadienne. Ce qui m’a fait revenir, par contre, ce sont les gens au sein de l’organisation. Ils comptent sur plusieurs personnes de qualité. »

« Nous avons Josh en haute estime, poursuit Reed. C’est un individu de grande classe et un quart-arrière qui a obtenu de très bonnes statistiques. Quand nous l’avons fait venir l’an dernier, nous pensions réellement qu’il pourrait contribuer, mais ça n’a pas fonctionné. Je suis heureux que nous ayons gardé contact. De son côté, il a continué de s’entraîner, il a perdu du poids et nous avons pensé qu’il était temps de consommer ce mariage. »

Quart partant recherché

Mais attention : Reed n’a rien promis à Freeman et les Alouettes continueront d’explorer leurs options pour dénicher le prochain quart no 1 de l’équipe.

« Josh Freeman fait partie de notre plan de mettre le plus de gens possible en place afin de lutter pour ce poste, explique Reed, qui n’a pas voulu dire si le dossier Johnny Manziel était chose du passé. Il n’a pas été nommé quart no 1 : il devra se battre pour le poste. […] Notre objectif est de fournir le meilleur quart possible à notre personnel d’entraîneurs. »

« Non, on ne m’a rien promis, confirme Freeman. Les Alouettes veulent gagner, être compétitifs. Je serai du mini-camp en Floride et, j’espère, du camp d’entraînement. Ce qu’on m’offre, c’est une occasion de me battre pour le poste de partant. Comme compétiteur, c’est tout ce que vous demandez. »

C’est peut-être en raison de son inactivité qu’on ne lui a pas fait de promesse. Son dernier match de football remonte à plus de deux ans, alors qu’il amorçait le dernier match de la saison des Colts d’Indianapolis, le 3 janvier 2016. Plusieurs observateurs et partisans se demandent comment les Alouettes ont pu embaucher un quart « inactif ».

« C’est normal : c’est comme ça que ça fonctionne dans le sport professionnel, admet Freeman.

« Je prendrais l’autre approche en disant que, parfois, prendre un peu de recul offre une nouvelle perspective, nuance Reed. Et il faut regarder son âge. On dit souvent que c’est à 30 ans que les quarts débloquent et que leurs meilleures années suivent. Josh a 30 ans. Il est en excellente forme. Il a livré deux excellentes séances d’entraînement devant notre personnel. Nous croyons qu’il peut offrir de très bonnes performances. »