Virtue et Moir seront les porte-drapeaux canadiens aux Jeux de Pyeongchang

Tessa Virtue et Scott Moir deviennent le premier couple de l’histoire olympique canadienne à porter le drapeau lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux.
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Tessa Virtue et Scott Moir deviennent le premier couple de l’histoire olympique canadienne à porter le drapeau lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux.

Ottawa — Les patineurs artistiques Tessa Virtue et Scott Moir seront les porte-drapeaux du Canada lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pyeongchang, le mois prochain.

Les médaillés d’or olympiques en danse ont participé à une cérémonie mardi, à Ottawa, à laquelle a également participé le premier ministre, Justin Trudeau.

Virtue et Moir ont pris part à leurs premiers Jeux il y a huit ans, à Vancouver, où ils ont décroché la médaille d’or et sont devenus des têtes d’affiche. Quatre ans plus tard, à Sotchi, ils ont obtenu la médaille d’argent.

« Moment inspirant »

Les porte-drapeaux ouvriront la marche d’une équipe canadienne composée d’environ 230 athlètes lorsqu’elle défilera, le 9 février 2018, lors de la cérémonie d’ouverture.

« Cette occasion est un moment si inspirant pour nous, a déclaré Moir mardi. La relation que nous avons avec les autres athlètes canadiens en est une d’amitié. Il n’y a pas de meilleur mot pour la décrire. Que nous soyons choisis pour les mener avec le drapeau est un honneur immense. »

Virtue et Moir deviennent le premier couple de l’histoire olympique canadienne à porter le drapeau lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux.

« C’est si spécial, a admis Virtue. Après un partenariat de plus de 20 ans, je ne peux penser à une meilleure façon de vivre le point culminant de notre carrière, tout ce que ça représente pour nous. »

« Tessa et Scott sont des champions et ils ont toujours représenté le Canada si solidement et avec tant de grâce. Ils sont devenus deux des plus grands ambassadeurs du Mouvement olympique au Canada, a noté par communiqué la présidente du Comité olympique canadien, Tricia Smith. Leurs coéquipiers les admirent, leurs adversaires les respectent, et leurs partisans les adorent. »

Succès précoce

Virtue et Moir ont connu le succès sur la scène internationale très tôt dans leur carrière. Ils sont d’abord devenus champions mondiaux juniors en 2006, puis aux Championnats du monde seniors, vice-champions à leur toute première participation, en 2008. Un an plus tard, ils sont montés sur le podium, décrochant une médaille de bronze.

Ils ont connu le moment fort de leur carrière à Vancouver en 2010 en devenant non seulement les premiers Nord-Américains, mais aussi les plus jeunes patineurs à décrocher l’or olympique en danse sur glace. Ils n’étaient alors âgés que de 20 et 22 ans, respectivement.

Après les Jeux de Sotchi, les Ontariens ont ensuite pris un congé sabbatique de deux ans avant d’effectuer un retour à la compétition, dans l’espoir de décrocher un autre titre olympique. Virtue et Moir ont déjà indiqué qu’ils raccrocheront leurs patins après les Jeux de Pyeongchang.

Leurs principaux rivaux en Corée du Sud seront les Français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, qui ont surpris les Canadiens en finale du Grand Prix de patinage artistique en décembre.

1 commentaire
  • Bernard Dupuis - Abonné 17 janvier 2018 11 h 19

    Le trou noir de la diversité canadienne

    On pourrait se demander que signifient les expressions « représentants du Canada » et « ambassadeurs du mouvement olympique canadien ». Que représentent Virtue et Moir au juste? La nation canadienne dans son ensemble? Ou la nation canadienne au sens de la langue et la culture anglophone?

    On doit d’abord constater l’absence de toute référence à culture et à la langue québécoise francophone lors des événements olympiques liés au Canada . Même si Virtue et Moir ont bénéficié des services d’entraîneurs québécois francophones, ils sont encore incapables de dire un seul mot en français.

    C’est comme si pour le mouvement olympique canadien il fallait rendre le Québec, sa langue, sa culture complètement invisible lors de ces grands événements internationaux. C’est pourquoi il faut entendre par « représentants du Canada » représentants du Canada anglais et non les représentants du Canada dans son intégrité.

    Au Canada, il est faux de dire que la minorité est respectée et incluse dans la nation canadienne. Cette minorité est exclue des grandes réunions internationales comme les Jeux olympiques. La langue française sera reléguée à un plan plus que secondaire lors des conférences de presse et gare à ceux et celles qui voudront porter une tuque ou des mitaines aux couleurs québécoises, car ils seront sévèrement rabroués.

    Lors des Jeux olympiques, c’est le canadianisme qui triomphe et c'est le fédéralisme qui prend son trou noir en rendant la pseudo diversité canadienne invisible.

    Bernard Dupuis, Berthierville, le 17/01/2018