Claude Julien prône encore la patience envers Galchenyuk

Capable de prouesses offensives, Alex Galchenyuk se fait discret trop souvent sur la patinoire selon son entraîneur-chef.
Photo: Mary Altaffer Associated Press Capable de prouesses offensives, Alex Galchenyuk se fait discret trop souvent sur la patinoire selon son entraîneur-chef.

Claude Julien a laissé Alex Galchenyuk sur le banc pendant presque toute la troisième période jeudi soir, et il ne s’est pas gêné pour le critiquer après le match. Toutefois, l’entraîneur-chef du Canadien de Montréal continuera de consacrer les efforts nécessaires pour permettre à son énigmatique attaquant de répondre aux attentes fondées en lui.

Lors de la séance d’entraînement de l’équipe vendredi midi à Brossard, Galchenyuk a été réuni avec le centre Jonathan Drouin, qui a affirmé qu’il était prêt à reprendre sa place dans la formation après une absence de quatre matchs, dont les deux derniers à cause d’un virus.

Surtout, Julien a repris un refrain déjà entendu au sujet des habiletés naturelles de Galchenyuk, de son âge et de son potentiel encore inexploité.

« Nous savons qu’il est un bon joueur, nous savons qu’il a du talent. Nous nous asseyons avec lui, nous tenons des séances vidéo, nous avons des rencontres, nous discutons de différentes choses. Il faut continuer de travailler avec vos joueurs, ne jamais abandonner. Vous devez tirer les bonnes ficelles et continuer de les aider. Ce n’est pas toujours ce qu’il y a de plus plaisant d’un côté comme de l’autre, mais c’est important que tous réalisent que nous voulons réussir et non échouer. »

Changement de ton

Ce ton conciliant chez Julien faisait contraste avec son mécontentement après la défaite de 3-2 aux mains des Flames de Calgary en prolongation.

Non seulement Galchenyuk n’a-t-il pas eu le temps de sauter sur la patinoire lors de la période additionnelle, il n’a joué que pendant 68 secondes au troisième vingt et à peine plus de 9 minutes pendant la totalité de la partie.

« Un joueur doit faire plus que marquer des buts. C’est comme ça pour tout le monde. Il faut qu’il soit meilleur sans la rondelle, qu’il gagne des batailles le long des rampes. C’est important, ces choses-là, et dans un match à égalité, il n’était pas tellement bon le long des rampes. C’est une décision que j’ai prise de raccourcir mon banc », avait expliqué Julien, sur un ton qui ne laissait aucune place à l’interprétation.

« Le match de jeudi a été difficile pour lui, a repris Julien vendredi. Mais il faut tourner la page. Ça ne veut pas dire que ce sera la même chose demain. En tant qu’entraîneur, vous voulez l’aider. »

Galchenyuk n’avait pas rencontré les journalistes après la rencontre de jeudi, mais le rendez-vous avec les médias a eu lieu vendredi.

« C’est décevant de ne pas jouer beaucoup, mais je dois continuer à aller sur la patinoire, pratiquer mon style de jeu et trouver un moyen d’aider l’équipe à gagner, a déclaré Galchenyuk. « Il n’y a pas de doute que ce n’est pas agréable, mais ça arrive. »

Galchenyuk a indiqué qu’il n’avait pas pris connaissance des propos que Julien a tenus à son endroit jeudi soir, et qu’il tâchait de se concentrer sur le prochain match.

Pendant que le troisième choix du repêchage de juin 2012 a dû se contenter du rôle de spectateur jeudi, Daniel Carr a reçu les éloges d’un peu tout le monde après la défaite contre les Flames.

Julien n’est pas prêt à dire que Carr est en train de mêler les cartes. « C’est simple : un gars qui mérite d’être ici va être ici, et on prend des décisions en conséquence. Depuis qu’il est arrivé, il fait du bon travail. Il est très dangereux et très bon autour du filet. Il connaît ses forces. Il s’assure d’être autour des filets pour sauter sur les rondelles et ça porte ses fruits. »