La F1 misera sur des moteurs plus bruyants et abordables dès 2021

Les amateurs se plaignent que les voitures de F1 ne sont toujours pas assez bruyantes, malgré des efforts importants cette année pour améliorer cet aspect.
Photo: Mark Thompson / Getty Images / Agence France-Presse Les amateurs se plaignent que les voitures de F1 ne sont toujours pas assez bruyantes, malgré des efforts importants cette année pour améliorer cet aspect.

Les moteurs de Formule 1 en 2021 seront plus bruyants et plus rapides. Ils seront également plus abordables.

Le nouveau règlement des moteurs qui doit entrer en vigueur dans quatre ans pourrait façonner l’avenir du sport.

Des représentants de la Fédération internationale automobile (FIA) et du détenteur des droits commerciaux se sont rencontrés, mardi, à Paris, pour présenter un plan pour les futurs moteurs. Le président de la FIA, Jean Todt, y a participé ainsi que des représentants des constructeurs en F1.

« Nous avons écouté avec attention ce que pensent les amateurs des unités de puissance [moteur] actuelles et ce qu’ils aimeraient voir dans un avenir proche, a expliqué Ross Brawn, le directeur sportif de la Formule 1. Nous croyons que la future unité de puissance en tiendra compte. »

La priorité était de réduire les coûts de moteur et d’augmenter les niveaux de bruit. Les amateurs se plaignent que les voitures de F1 ne sont toujours pas assez bruyantes, malgré des efforts importants cette année pour améliorer cet aspect.

Toutes les propositions en vue de 2021 ont été développées conjointement par la FIA et la F1 en utilisant les données et les avis des équipes, des fournisseurs de moteurs et des experts externes. Le cadre général du moteur 2021 sera publié à la fin de l’année. Mais la conception et le développement ne seront pas possibles avant 2019, ce qui signifie que les équipes devront utiliser les modèles de moteurs actuels l’année prochaine.

Dès 2021, les équipes utiliseront un V6 turbo hybride de 1,6 litre mais, surtout, ce dernier roulera à 3000 tr/min de plus pour augmenter le bruit.

Il y aura également une option pour économiser de l’énergie sur plusieurs tours, ce qui offrira au pilote une plus grande flexibilité tactique.

D’autres recommandations vont dans le sens de règlements de carburant plus stricts, d’une limitation du nombre de carburants utilisés et des contraintes dimensionnelles et des limites de poids d’un simple turbo.

La F1 veut également un championnat plus compétitif avec plusieurs équipes en rivalité.

Le week-end dernier, Lewis Hamilton s’est assuré le titre de champion au Mexique avec deux courses à disputer. Mercedes a remporté les quatre derniers championnats des pilotes et des constructeurs, dont trois par Hamilton. De 2010 à 2013, Red Bull a fait de même avec Sebastian Vettel.

Les choses semblent malheureusement aller dans ce sens, alors que Vettel était dans la course au titre pour Ferrari jusqu’à ses problèmes en fin de saison. Red Bull a aussi montré quelques signes encourageants dernièrement.

Une autre façon d’améliorer la compétition est de réduire les dépenses, remettant ainsi en cause la domination de Mercedes et de Ferrari. Ces écuries sont assez riches pour s’offrir tous les moteurs qu’elles veulent, ce qui crée un déséquilibre dans les forces en présence.

Mercedes investirait environ 500 millions d’euros (580 millions $US) chaque année sur la performance. Mais pour les petites équipes qui ne fabriquent pas leurs propres moteurs, comme Force India et Sauber, c’est souvent un fardeau financier pour les acheter auprès de fournisseurs riches comme Mercedes et Ferrari.

Une façon de contrôler les dépenses, comme suggéré lors de la réunion de mardi, est de limiter les paramètres de conception internes et donc de décourager les conceptions plus extrêmes et coûteuses disponibles uniquement pour les meilleures équipes.

Les restrictions budgétaires devraient être discutées davantage mardi prochain lors d’une réunion du groupe stratégique F1 à Genève.

Réduire les budgets peut aider les équipes à projeter plusieurs années d’avance, plutôt que de chercher à survivre chaque année ou même à se replier, comme Manor Racing l’a fait en janvier. Des dépenses plus judicieuses sont également plus attrayantes pour les équipes souhaitant se lancer dans le sport.

« La nouvelle F1 a l’objectif d’être la plus grande compétition sportive internationale au monde, associée à la technologie de pointe, a conclu Brawn. Enthousiasmer, attirer et impressionner les amateurs de tous les âges, mais en le faisant d’une manière durable. »

1 commentaire
  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 1 novembre 2017 16 h 10

    Pourquoi investir tant dans la pollution du

    pétrole et du bruit ? Vive les courses a pied ,a bicyclette ,a rames , a la nage et sur la neige ,sans
    drogues il va sans dire.