Formule E: Di Grassi décroche la position de tête pour la 1re course

Le Brésilien Lucas di Grassi a signé un chrono d’une minute et 22,869 secondes sur le circuit urbain de 2,75 km.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Le Brésilien Lucas di Grassi a signé un chrono d’une minute et 22,869 secondes sur le circuit urbain de 2,75 km.

Lucas di Grassi a décroché la position de tête en prévision de la première course du programme double ce week-end en Formule électrique (FE) au ePrix de Montréal, relançant du même coup la course au championnat des pilotes.

Di Grassi, présentement deuxième au classement, a signé un chrono d’une minute et 22,869 secondes sur le circuit urbain de 2,75 km. Il a retranché 0,169 seconde au temps du meneur au championnat et champion en titre de FE, Sebastian Buemi.

« Ce n’est que la tâche no 1 de la course no 1, mais il reste encore la course à négocier, a déclaré di Grassi. Certes, nous commençons le week-end du bon pied, mais il reste encore beaucoup de choses à accomplir. »

La position de tête a rapporté trois points de classement à di Grassi, ce qui a réduit l’écart entre Buemi et di Grassi à seulement sept points.


Buemi aura du pain sur la planche pour limiter les dégâts en course. Le Suisse a écopé d’une pénalité de 10 places sur la grille de départ puisque des pièces qu’il a endommagées en détruisant sa voiture lors de la deuxième séance d’essais libres en matinée ont dû être remplacées. Buemi partira donc 12e.

Stéphane Sarrazin partira de la deuxième place sur la grille, devant le coéquipier de Buemi chez Renault e. Dams, Nicolas Prost. Le top-5 a été complété par le détenteur du troisième rang au championnat, le pilote Mahindra Racing Felix Rosenqvist, et le pilote Techeetah Jean-Éric Vergne.


Tous les pilotes dans le top-6 ou top-7 représentent une menace. Ça dépendra vraiment de la façon dont la course se déroulera, des stratégies qui seront privilégiées et de la gestion de l’énergie. Je suis très confiant, mais rien n’est joué avant le drapeau à damiers.

En qualifications, quatre groupes de cinq pilotes — déterminés par un tirage au sort préalable — s’élancent à tour de rôle en piste, et les cinq coureurs les plus rapides, tous groupes confondus, sont ensuite soumis à la super-pole. À l’issue de cette séance, les cinq premières places sont octroyées sur la grille de départ, et trois points de classement sont accordés à l’auteur de la pole position.

Les points de la course sont attribués aux 10 premiers pilotes classés. Le vainqueur reçoit 25 points, contre 18 pour le détenteur de la deuxième place et 15 pour celui qui termine troisième. Un point sera également attribué à l’auteur du meilleur tour en course.

La séance de qualifications s’est déroulée sous un soleil radieux, et le thermomètre indiquait 21 degrés Celsius. La première course du programme double ce week-end au ePrix de Montréal commencera à 16h.

Une course contre la montre pour Buemi

Un peu plus tôt en matinée, les voitures ont effectué leurs premiers véritables tours de piste dans les rues de la métropole, et comme c’est souvent le cas en début de week-end, la piste était poussiéreuse — ce qui a contribué à réduire l’adhérence des pneus.

La matinée a donc été marquée par de nombreuses sorties de piste, et l’une d’entre elles pourrait bien avoir un impact sur la course au championnat des pilotes de FE.

Alors qu’il restait cinq minutes à la deuxième séance d’essais libres, Buemi a accroché l’intérieur de la chicane au virage no 13 avant d’aller écraser sa Renault e. Dams directement dans le muret de sécurité de l’autre côté, dans le virage no 14.

Il s’en est sorti indemne, mais sa voiture a subi de lourds dégâts — la suspension avant s’est complètement désintégrée, tout comme son museau. En conséquence, la séance d’essais a été stoppée afin de dégager la voiture et de restaurer les barrières de sécurité.

J’ai simplement mal négocié la sortie de la dernière chicane et je n’ai pu éviter le muret. Ç’a cogné très dur, mais je suis O.K..

Une course contre la montre s’est alors engagée chez Renault e. Dams afin de remettre la voiture en état en prévision de la course, tenue cinq heures plus tard. Buemi a participé aux qualifications avec une seule voiture, mais doit absolument en avoir deux pour la course.

« Je n’ai pas encore pu voir la voiture, donc j’ignore si nous serons en mesure de réparer la voiture ou pas », a déclaré quelques minutes après l’incident le copropriétaire de Renault e. Dams, Jean-Paul Driot, visiblement inquiet.