Carey Price signe une prolongation de contrat de huit saisons

Carey Price
Photo: Bruce Benett La Presse canadienne Carey Price

Pour de nombreux amateurs de hockey du Québec, Carey Price est le joueur de concession du Canadien de Montréal. C’est aussi ce que pense Marc Bergevin et c’est la raison pour laquelle il lui a octroyé un mirobolant contrat de huit ans d’une valeur globale de 84 millions $US, dimanche.

 

L’entente, qui entrera en vigueur à compter de la saison 2018-2019, inclut 70 millions en bonis de signature, selon diverses sources médiatiques. Ce type de contrat n’est pas inhabituel selon le directeur général du Canadien, et il permet de rémunérer Price comme la super-vedette qu’il est devenu.

 

« Depuis mon arrivée en poste en 2012, Carey a démontré qu’il était un joueur exceptionnel, a déclaré Bergevin, tout en vantant aussi la maturité qu’il a acquise au fil des années. Si on regarde les joueurs étoiles ailleurs, on réalise qu’ils sont payés à leur juste valeur. »

 

Même s’il a admis que la nouvelle entente de Price rendra sa tâche plus difficile, Bergevin juge que c’était la décision à prendre.

 

« Ce n’est pas nécessairement le fait que j’ai donné ce contrat-là à un gardien, a-t-il d’abord expliqué. Ce qui rend ma tâche plus difficile, c’est le fait que c’est un gros montant. Mais ça, ça fait partie de mon travail. Carey est important pour notre organisation et la ville de Montréal. »

 

À la fin de la saison régulière, Price s’était montré optimiste face à son avenir avec le Canadien. Et en téléconférence, le gardien du Canadien s’est dit honoré de savoir qu’il pourrait terminer sa carrière avec l’organisation montréalaise.

 

« Il n’y a pas de meilleur endroit pour jouer au hockey et je ne peux me voir évoluer avec une autre équipe. [Le Canadien], c’est tout ce que j’ai connu et j’espère que c’est tout ce que je vais connaître », a-t-il mentionné.

 

Price semblait touché de savoir que Bergevin le voyait comme le joueur de concession du Canadien.

 

« C’est flatteur, il n’y a pas de doute. Je sais que Marc est capable de prendre de bonnes décisions de hockey et assembler une bonne équipe devant moi. Et je crois qu’il a confiance en mes performances. Je suis flatté qu’il s’exprime ainsi à vous et aux amateurs et ça Me donne beaucoup de confiance. »

 

Un professionnel

 

L’instructeur des gardiens du Canadien, Stéphane Waite, était également fier de cette prolongation de contrat, pour l’équipe et pour son célèbre élève. Et il n’a aucun souci à cause de la durée du contrat qui, une fois à terme, mènera Price à l’âge de 38 ans.

 

« C’est la dernière de mes inquiétudes. Il n’est pas le genre de gars qui va changer ses habitudes parce qu’il a un gros contrat. Il en avait déjà un. C’est un pro de A à Z. La durée du contrat ne m’inquiète pas parce qu’il fait attention à lui. Et nous aussi on va faire attention à lui. »

 

« Ce qui m’impressionne chez Carey, c’est à quel point il fait attention à lui à l’extérieur de la glace. Il est très discipliné. De la façon qu’il mange, son repos, ses traitements, ses étirements avant les matchs et son conditionnement hors glace. Il affiche beaucoup de maturité à ce niveau », a renchéri Waite.

 

Âgé de 29 ans, Price a complété sa 10e campagne avec le Canadien en 2016-2017. En 62 parties, le gardien de six pieds trois pouces et 226 livres a présenté une fiche de 37 victoires, 20 défaites et cinq revers en temps supplémentaire. Price a inscrit trois jeux blancs, tout en maintenant une moyenne de buts alloués de 2,23 et un taux d’efficacité de, 923.

 

Depuis 2007-2008, Price montre une fiche de 270-175-55 en 509 parties en saison régulière. Il vient au troisième rang des gardiens dans l’histoire de l’équipe pour les matchs joués et les victoires, et au quatrième échelon avec 39 jeux blancs en carrière. Il présente une moyenne de buts alloués de 2,40 et un taux d’efficacité de, 920.

 

En 2014-2015, Price a établi un record d’équipe pour un gardien, remportant 44 victoires. Ces performances lui ont permis de remporter les trophées Hart, Vézina, Ted Lindsay et Jennings.

 

Sur la scène internationale, Price a été décoré de la médaille d’or avec le Canada au Championnat du monde junior en 2007, aux Jeux olympiques d’hiver de 2014, ainsi qu’à la Coupe du Monde de hockey en septembre dernier. Price a de plus aidé les Bulldogs de Hamilton, dans la Ligue américaine, à mettre la main sur la coupe Calder en 2007.

 

« J’ai eu beaucoup de hauts et de bas ici et je pense que j’ai acquis suffisamment d’expérience au fil de ces dix années pour affronter chacune des situations auxquelles je suis confronté. Parfois, c’est difficile, mais quand vous connaissez du succès à Montréal, il n’y a aucun endroit plus plaisant où jouer au hockey dans la Ligue nationale. Il n’y a rien qui s’y compare », a déclaré Price.

4 commentaires
  • Pierre Robineault - Abonné 2 juillet 2017 17 h 56

    Permission demandée!

    Un commentaire comme ça, avec votre permission bien sûr. Tous les sportifs de tous les sports, en particulier lorsqu'ils sont en particulier pratiqués par des professionnels, craignent comme de la peste une blessure à une articulation. À la tête, ça leur semble moins grave étant donné pour certains les millions en cause, étrangement mais heureusement de moins en moins.
    Mais à une cheville, à l'épaule, sans oublier le genou, alors là, à leurs yeux faute de mieux, ce genre de blessure prend une toute autre importance.
    Allons tout de suite au fait important compte tenu de cette grande nouvelle pour le tout Montréal. Un genou blessé une première fois, puis une deuxième, et parfois une troisième (qu'en savez-vous du jeune passé?), il arrive très souvent qu'elle ne pardonne pas, qu'elle risque de récidiver facilement ... À moins que par exemple des hockeyeurs adversaires se donnent le mot pour dire à tous "faut pas le blesser!".
    Il se peut fort bien que le contrat de Carey soit assorti "d'une sortie advenant le cas". Sinon beaucoup de jeunes joueurs pleins d'espoir devront encore patienter faute de pécule engluti en quelques rares personnes d'une même équipe.
    Carey Price, et je le dis avec conviction, est un très bon gardien de buts, il figure à mon sens parmi les 6 meilleurs d'aujourd'hui ... (le dernier point de suspension est voulu!).

  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 2 juillet 2017 20 h 08

    Le meilleur coup de

    Bergevin a été d'envoyer PKSubban a Nashville,n'est-ce pas ?

  • Bernard Dupuis - Abonné 3 juillet 2017 10 h 01

    La force de l'absurde

    Comment en est-on venu à accepter pareille absurdité? Quand on sait que Montréal est une des villes les plus pauvres au Canada, dont la publicité auprès des investisseurs américains vante Montréal comme la ville où les salaires sont les plus bas en Amérique du Nord, dont la province est l’endroit au monde où les mesures d’austérité sont les plus radicales, Montréal pourra se vanter d’avoir une équipe sportive comptant un gardien de but empochant un salaire gargantuesque digne des hauts dirigeants de Bombardier.

    Comme dans le cas des Beaudoin, Bellemare et compagnie, j’espère que la gauche radicale et les canadianistes vont se lever et protester avec la plus forte des énergies contre ce contrat accordé à ce gardien absurde. Paradoxalement, j’ai bien peur que l’on entende de leur part qu’un silence assourdissant en écho au sophisme du deux poids deux mesures. À moins qu’ils fassent valoir la Charte canadienne des droits et libertés pour venir à la défense de ce pauvre amérindien qu’est la personne de Carry Price.

    Quand il est question de l’équipe de hockey canadienne par excellence, la gauche et la droite sont curieusement sur la même longueur d’onde.

    Bernard Dupuis, 3/07/2017

    • Pierre Masse - Inscrit 3 juillet 2017 18 h 16

      Vous comparez des poires et des oranges.

      Il s'agit du monde du hockey (un spectacle) avec un plafond salarial qui prend en compte les bénéfices de l'ensemble de la ligue. Ceux-ci sont partagés entre les joueurs et les propriétaire à 50%. Les meilleurs joueurs gâgnent beaucoup plus que les talents moyens et c'est un peu normal. C'est entre eux qu'ils y a une disparité. De même qu'il y a une disparité entre les grands marchés et les plus petits.

      De plus, les revenus engendrés par la présence de Price sont assez facile à évaluer, contraîrement à ceux engendrés par les dirigeants de Bombardier. Il est donc facile de faire le calcul du retour de l'investissement.