Commotions: la LNH peut faire mieux, croit Kariya

Paul Kariya assure ne pas tenir rigueur à la LNH en raison de la façon dont sa carrière s’est terminée, après de multiples commotions cérébrales. 
Photo: Niklas Larsson Associated Press Paul Kariya assure ne pas tenir rigueur à la LNH en raison de la façon dont sa carrière s’est terminée, après de multiples commotions cérébrales. 

Paul Kariya continue de croire que la Ligue nationale de hockey peut en faire davantage pour s’attaquer au problème des commotions cérébrales.

« Ça va dans la bonne direction, a affirmé Kariya, après avoir appris lundi son intronisation au Temple de la renommée du hockey . « J’aimerais cependant qu’on en fasse davantage en matière de durée et de sévérité des suspensions. Mais espérons que les choses continuent de s’améliorer. Si les joueurs savent que les suspensions seront plus sévères, j’espère qu’ils décideront [de ne pas donner] ce genre de mises en échec. »

Les dirigeants de la LNH ont modifié le règlement 48.1 relatif aux coups illégaux à la tête, mais ces changements n’ont pas entièrement éliminé les coups à la tête, ni la frustration et la confusion qui règnent quand des sanctions supplémentaires ne sont pas imposées.

Gary Suter, entre autres, a reçu seulement quatre matchs de suspension pour sa mise en échec à l’endroit de Kariya tout juste avant le début des Jeux olympiques de 1998. Kariya n’est pas revenu au jeu lors de cette saison.

« Quand j’étais au niveau pee-wee et que nous avons commencé à jouer avec contacts, les entraîneurs ne vous disaient pas “Lorsque Joey aura le dos tourné, donne-lui un coup de coude à la tête et c’est un jeu légal”. À mes yeux, ça ne fait pas partie du jeu. Ça n’a jamais fait partie du jeu, ça ne devrait pas en faire partie et ça mérite des sanctions appropriées, affirme Kariya.

Kariya assure ne pas tenir rigueur à la LNH en raison de la façon dont sa carrière s’est terminée. Il se dit plutôt « très reconnaissant » pour les 15 saisons passées avec les Ducks d’Anaheim, l’Avalanche du Colorado, les Predators de Nashville et les Blues de St. Louis. Sa réticence à participer à des activités publiques, que ce soit avec les Ducks ou avec la ligue, était plutôt motivée par le désir de préserver sa vie privée.