Montréal accueillera le Grand Prix jusqu’en 2029

L’accord actuel était valide jusqu’en 2024.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne L’accord actuel était valide jusqu’en 2024.

Après maints imbroglios, l’avenir du Grand du Canada de Formule 1 à Montréal est scellé jusqu’en 2029.

Les représentants des trois paliers de gouvernement ont en effet officialisé, vendredi après-midi, une entente qui prévoit l’investissement de 98,2 millions $ pour prolonger de cinq ans l’entente existante avec le groupe Formula One et le promoteur Groupe de course Octane pour assurer la pérennité de l’événement.

L’accord actuel était valide jusqu’en 2024.

Le gouvernement du Canada a ainsi confirmé son intention de verser une aide financière pouvant atteindre 36,2 millions $ à la Société du parc Jean-Drapeau de Montréal afin qu’elle puisse acquitter les droits permettant la tenue du Grand Prix de 2025 à 2029 inclusivement.

Le gouvernement québécois allongera pour sa part un montant de 28 millions $ et la ville de Montréal, 34 millions $.

Québec versera également une somme de 18 millions $ afin d’améliorer les installations du circuit, notamment les paddocks.

« Il nous aura fallu du temps mais nous l’avons fait, s’est réjoui le maire de Montréal, Denis Coderre. Il était important pour des raisons de stabilité d’assurer la pérennité de l’événement. »

« Grâce à ces cinq années supplémentaires, nous pouvons avoir une vision à long terme du Grand Prix à Montréal. Les travaux pour les nouveaux paddocks vont commencer aussitôt après la course de 2018 et seront prêts pour 2019 », a-t-il ajouté.

M. Coderre n’a pas voulu revenir sur les imbroglios qui ont entraîné des retards dans l’aménagement des nouveaux paddocks ou l’augmentation de la facture.

« On regarde désormais en avant. Il y avait une situation à régler, nous nous sommes mis en mode solution et on l’a réglée. Aujourd’hui, c’est une fierté de pouvoir ajouter cinq ans de plus à l’entente. »

La réfection des garages, de la tour de contrôle et du centre médical faisaient partie des conditions de la précédente entente et l’ancien grand manitou de la F1, Bernie Ecclestone, avait brandi la menace l’an dernier de retirer son Grand Prix à Montréal devant les retards dans les travaux promis.

« Des retombées réelles »

Tout comme le maire Coderre, le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, la ministre du Tourisme du Québec, Julie Boulet, et le ministre des Affaires municipales et de la sécurité publique, Martin Coiteux, ont rappelé tour à tour l’importance du Grand Prix du Canada dans l’économie de la ville.

« C’est l’une des manifestations touristiques qui a les plus importantes retombées économiques au Canada, des retombées bien réelles », a déclaré M. Garneau.

Selon les chiffres cités par les ministres Goulet et Coiteux, le Grand Prix a généré en 2015 des dépenses touristiques qui ont engendré des retombées économiques de plus de 42 millions $. Plus de 85 pour cent de ces dépenses ont été effectuées par des visiteurs en provenance de l’extérieur du Québec.

Le ministre Garneau a également profité de la tribune pour annoncer que son gouvernement allait intensifier les efforts visant à combattre l’exploitation sexuelle pendant l’événement.

« Dans le cadre de la prolongation de l’entente, notre gouvernement veut s’assurer que tous les moyens sont mis en oeuvre pour prévenir et contrer l’exploitation sexuelle et l’ensemble des activités illicites qui ont cours pendant les festivités liées au Grand Prix. »

« Nous avons une responsabilité sociale de protéger nos femmes et nos filles contre l’exploitation sexuelle », a plus tard noté M. Coderre.

1 commentaire
  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 9 juin 2017 23 h 01

    Le Grand Prix: la fête du consumérisme et de la bêtise.

    Il faut mettre un terme à la course d'automobiles dites de formule 1 à Montréal pour tous les atavismes culturels que cet événement véhicule (c'est le cas de le dire). Encore une fois, cela ne sert qu'à faire la promotion de l'automobile comme moyen de transport avec toutes les nuisances que ce mode recèle, qu'à ancrer dans l'imaginaire ces moteurs sur 4 roues comme symbole de réussite sociale, qu'à favoriser l'exploitation sexuelle des femmes et contribuer à cette sous-culture du macho à casquette aux pectoraux stéroïdisés et au cerveau rabougri.
    Un gouvernement progressiste, quoique'en pense les chantres du capitalisme le plus abject, devrait mettre fin à cette orgie de gaspillage et de médiocrité.
    Il faut être particulièrement crétin pour applaudir à la tenue de cette foire de l’imbécillité la plus crasse, à l'heure où il faut porter attention au sort que nous faisons subir à l'environnement tant physique qu'humain sur cette planète.