Les Patriots victorieux, un cinquième titre pour Brady et Belichick

Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont effectué une remontée historique pour remporter dimanche le 51e match du Super Bowl, battant les Falcons d’Atlanta 34-28 en prolongation. Le quart-arrière Tom Brady décroche ainsi un cinquième titre en carrière, un record.
Photo: Kevin C. Cox / Getty Images North America / Agence France-Presse Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont effectué une remontée historique pour remporter dimanche le 51e match du Super Bowl, battant les Falcons d’Atlanta 34-28 en prolongation. Le quart-arrière Tom Brady décroche ainsi un cinquième titre en carrière, un record.

Ce fut la remontée pour faire oublier toutes les remontées passées et futures. Il se révèle toujours hasardeux de donner pour morts Bill Belichick, Tom Brady et les Patriots de la Nouvelle-Angleterre en général, et les Falcons d’Atlanta l’ont appris à leurs douloureux dépens, dimanche soir au Super Bowl LI, alors que les Patriots ont surmonté un déficit de 25 points au troisième quart pour finalement l’emporter au compte de 34-28.

C’est un touché du porteur de ballon James White qui a tranché le débat lors de la première série à l’attaque en prolongation. Il s’agissait de la première fois qu’un match du Super Bowl nécessitait du temps supplémentaire.

Il s’agit d’un cinquième championnat en carrière chacun pour Brady et Belichick, qui établissent un record du Super Bowl. Tous deux ont aussi mené la Nouvelle-Anglettere au titre en 2002, 2004, 2005 et 2015.

Tom Brady a été nommé le joueur le plus utile du match. Avec ce cinquième sacre, il est devenu le quart-arrière avec le plus de victoires au Super Bowl dans l’histoire de la NFL. Il était dans une impasse avec Joe Montana et Terry Bradshaw.
 

Jusqu’à l’heure de la remontée, les Falcons avaient pourtant atomisé leurs rivaux, les dominant dans toutes les phases du jeu, tant en attaque qu’en défense. Nul ne pouvait se douter qu’un pareil rebondissement était sur le point de survenir.

Ce fut donc un match en deux temps, et deux sacrés gros.

Le début de la rencontre a vu les défensives s’imposer d’abord, les Patriots étant stoppés à leur première série sur un 3e essai et 1 verge à parcourir, puis les Falcons, refoulés à leur ligne de 8, n’ont pu profiter d’une poussée de 37 verges du porteur de ballon Devonta Freeman : un sac réalisé par Trey Flowers sur Ryan a provoqué une perte de 12 verges et forcé Atlanta à dégager.

À leur deuxième possession, les Patriots ont connu une séquence faste, gagnant cinquante verges en six jeux, mais deux sacs consécutifs de Brady leur ont coupé le sifflet.

La Nouvelle-Angleterre tentait de sortir de son territoire lorsque la fin du premier quart est survenue avec un score vierge. La séquence des Patriots se poursuivait ainsi, puisque, lors de leurs six précédentes participations au Super Bowl dans l’ère Belichick-Brady, ils n’avaient jamais réussi à marquer un traître point à l’engagement initial.

Au deuxième quart, les Patriots ont effectivement franchi la mi-terrain dès leur premier jeu sur une réception de 27 verges de Julian Edelman pour se rendre au 33 adverse. Mais l’enthousiasme fut de courte durée. Sur le jeu suivant, le demi LeGarrette Blount commettait un échappé recouvré par Atlanta.

Revirements

Puis, l’attaque des Falcons s’est mise en marche : 2 passes à Julio Jones bonnes pour 19 et 23 verges, puis 3 portées de Freeman, qui a franchi la ligne des buts adverse avec une course de 5 verges en débordant à gauche. Cinq jeux, soixante et onze verges, c’était 7-0 Atlanta après transformation. Le revirement…

Et une autre poussée s’annonçait. C’était principalement la voie des airs qui était privilégiée cette fois-ci et, au bout de 5 jeux, une poussée de 62 verges s’est conclue par une remise de 19 verges de Ryan à Austin Hooper. Les puissants Patriots se retrouvaient soudainement dans un trou de 14 points, le plus profond de l’ère Belichick-Brady. Et en 50 matchs du Super Bowl jusque-là, jamais une équipe n’avait pu surmonter un déficit supérieur à 10 points.

Photo: Gregory Shamus / Getty Images North America / Agence France-Press Tom Brady célèbre le touché d’un coéquipier au quatrième quart.

On sait que les Patriots n’ont jamais dit leur dernier mot, surtout pas avant la mi-temps. Et ils montaient le terrain avec une relative efficacité, et on s’attendait bien à ce qu’ils réduisent l’écart lorsque Brady a dirigé une passe en plein dans les mains de Robert Alford, qui se trouve être un demi défensif des Falcons. Celui-ci avait la voie libre et il a retourné l’interception sur 82 verges pour le touché. 21-0 Atlanta, vraiment ?

Non, 21-3 plutôt, car la Nouvelle-Angleterre allait quand même réussir un placement de consolation avant de rentrer au vestiaire et de faire place à Lady Gaga, qui s’est révélée fabuleuse comme d’habitude.

Au retour, les Falcons ont orchestré une solide poussée de 85 verges sur 8 jeux qui s’est soldée par une passe de Ryan au demi Tevin Coleman sur le flanc droit pour 6 verges et un majeur. À 28-3, l’ordinateur d’ESPN indiquait qu’Atlanta avait alors 99,3 % des probabilités de l’emporter.

Affaire entendue?

Et de fait, l’affaire semblait entendue. Même si les Patriots profitaient de la séquence suivante pour inscrire enfin leur premier touché de la rencontre, gracieuseté d’une réception sur 5 verges de James White. C’était 28-9 après le converti raté de Stephen Gostkowski.

Et même après que Gostkowski eut réussi un placement de 33 verges qui ramenait les siens à deux scores d’écart.

Et même si la Nouvelle-Angleterre provoquait un échappé de Ryan à la ligne de 25 adverse et que Brady rejoignait Danny Amendola sur 6 verges dans la zone payante et que la transformation de 2 points était réussie ? Un instant, 28-20…

Et même si James White remettait ça avec une minute à jouer et qu’un converti de deux points faisait en sorte de créer l’égalité ?

Non, l’affaire restait encore à entendre.

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