Nouveau revers du Canadien face aux Oilers

Leon Draisaitl des Oilers d'Edmonton a réussi à marquer contre le gardien du Canadien Al Montoya durant la période de tirs de barrage.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Leon Draisaitl des Oilers d'Edmonton a réussi à marquer contre le gardien du Canadien Al Montoya durant la période de tirs de barrage.

Leon Draisaitl a trouvé le fond du filet en tirs de barrage et les Oilers d’Edmonton ont signé une victoire de 1-0, dimanche après-midi.

Premier joueur dépêché par Todd McLellan, Draisaitl a déjoué Al Montoya d’un tir du côté du bâton. Ce fut suffisant pour les Oilers, puisque Cam Talbot a fermé la porte à Alexander Radulov, Paul Byron et Max Pacioretty.

Le Canadien a ainsi subi un troisième revers d’affilée pendant que les Oilers mettaient fin à une série de trois échecs. À ses 12 dernières sorties au Centre Bell, le Tricolore affiche un dossier de 4-5-3.

Les hommes de Michel Therrien ont par ailleurs perdu les deux matchs du week-end du Super Bowl pour la première fois depuis février 2014, après leur défaite de 3-2 contre les Capitals de Washington samedi.

À son premier départ à Montréal depuis le 18 octobre, et seulement son troisième match au Centre Bell cette saison, Montoya a réalisé 32 arrêts, incluant un contre Connor McDavid qui s’est présenté seul devant lui à mi-chemin de la période de prolongation.

« Je pense qu’il a raté son tir, a noté Montoya en parlant de cette séquence. J’ai pu faire l’arrêt et prolonger le match pour nous donner une chance de l’emporter. Dommage que nous n’ayons pas obtenu les deux points. »

À l’autre extrémité de la patinoire, Talbot, qui prenait part à une 49e rencontre depuis le début du calendrier, a bloqué 22 rondelles. Shea Weber l’a testé avec un puissant tir de la pointe droite lors de la période supplémentaire, mais le gardien des Oilers n’a pas bronché.

Le Canadien aura congé d’entraînement lundi et quittera Montréal en début d’après-midi pour un séjour de deux matchs dans l’Ouest américain. Tout commencera mardi soir avec une visite à Denver pour y affronter l’Avalanche du Colorado, la pire formation de la LNH. Deux soirs plus tard, le Canadien se rendra en Arizona pour se mesurer aux Coyotes.

Le Canadien sera de retour à Montréal le samedi 11 février alors que s’arrêteront les Blues de St. Louis et, le lendemain, il croisera le fer avec les Bruins, à Boston, pour son dernier match avant sa pause obligatoire de cinq jours.

Une attaque sans punch

Pour l’attaque du Canadien, les deux premières périodes du match de dimanche après-midi ont été identiques à celles du duel de la veille contre les Capitals.

Un peu comme Braden Holtby samedi, Talbot n’a été que très peu mis à l’épreuve pendant les deux premières périodes de jeu, à l’issue desquelles le Canadien n’avait obtenu que 15 tirs.

Contre toute attente, ce sont le défenseur Alexei Emelin et l’attaquant David Desharnais, laissé de côté la veille, qui ont été les plus menaçants après 40 minutes de jeu, avec trois tirs chacun.

Emelin a d’ailleurs eu une belle occasion d’ouvrir la marque tôt en première période lorsque son tir de la pointe gauche a été stoppé par Talbot avant d’aboutir sur le poteau.

Pendant ce temps, Montoya, sans devoir faire de miracles, s’est montré solide en bloquant les 25 rondelles dirigées vers lui.

En fait, le Canadien semblait plus préoccupé à se défendre contre McDavid.

Limité à un seul but à ses trois sorties précédentes, le jeune prodige des Oilers a été on ne peut plus visible, tout particulièrement en première période.

Lors du premier vingt, McDavid a joué pendant 7 minutes et 29 secondes, a obtenu quatre tirs au but et provoqué deux punitions, dont une un peu douteuse à l’endroit de Weber.

Vers la fin de la deuxième période, McDavid a procuré un autre avantage numérique aux Oilers lorsque Emelin l’a accroché. La décision a semé le mécontentement du défenseur russe et du public, qui a plusieurs fois hué McDavid dès qu’il touchait à la rondelle.

« Il ne sert à rien de parler de ce qui devrait être une punition et de ce qui ne devrait pas l’être ; ça va me causer des problèmes, a déclaré Weber lorsque questionné sur le fait que McDavid pourrait profiter de certains privilèges aux yeux des officiels. Je participe aux matchs et les arbitres ont le dernier mot. »

Interrogé à ce sujet, Michel Therrien a été encore plus bref.

« Les arbitres ont décidé d’imposer des punitions », a été sa réponse.

Avant son échappée en prolongation, McDavid avait profité d’une autre belle chance, avec un peu plus de quatre minutes à écouler au temps réglementaire, lorsqu’il s’est présenté au filet de Montoya après avoir contourné Weber. Mais le gardien du Canadien lui a fermé la porte.


 
1 commentaire
  • Alain Senécal - Inscrit 6 février 2017 12 h 01

    Changement de coach?

    Depuis que Bergevin est en place, il a fait toutes sortes de changements dans son alignement, certains bons, d'autres plutôt mauvais. Toutefois, on ne peut lui reprocher son immobilisme de ce côté.

    Par contre, au niveau du coach, Therrien est l'homme de confiance de Bergevin. Il lui donnait même une prolongation de contrat. Mais on peut se poser la question, Therrien est-il l'homme de la situation? L'équipe stagne malgré des résultats parfois intéressants. Ses changements de trios continuels semblent miner l'ambiance (plusieurs joueurs en ont fait référence à mots couverts), de plus, le CH semble être très prévisible dans sa façon de jouer (sorties par la bande, on «garroche» la rondelle au fond et on espère arriver plus vite que l'autre).

    Bergevin devrait peut-être se poser la question.