Le protocole national ne touchera que le sport amateur

L’ex-joueur de la Ligue nationale de hockey Eric Lindros, durant un match en 1998
Photo: Hans Deryk Associated Press L’ex-joueur de la Ligue nationale de hockey Eric Lindros, durant un match en 1998

Ottawa — Le futur protocole canadien d’intervention en matière de commotions cérébrales ne s’appliquera pas aux ligues sportives de niveau professionnel, a annoncé la ministre fédérale des Sports, mercredi.

La ministre Carla Qualtrough affirme que la stratégie nationale de sensibilisation, de prévention et de gestion des commotions cérébrales dans le sport ne concernera que les organisations de sport amateur qui reçoivent des fonds fédéraux. Elle dit cependant avoir l’intention d’exhorter les ligues professionnelles à l’adopter.

Les normes canadiennes, qui sont en cours d’élaboration, tiendront compte des risques distincts associés à chaque discipline, précise-t-elle. Les directives pour le retour au jeu varieront ainsi selon le sport pratiqué par l’athlète blessé.

La ministre Qualtrough estime que ce cadre pourra également servir de guide en matière de retour au travail ou à l’école.

Norme unique

Le gouverneur général David Johnston a tenu mardi une conférence sur les commotions et autres traumatismes cérébraux dans le monde du sport. Ses participants ont réclamé une norme unique pour éviter de semer la confusion chez les parents et les jeunes athlètes.

L’ex-joueur de la Ligue nationale de hockey Eric Lindros revendique pour sa part que le protocole d’intervention soit enseigné aux entraîneurs, aux jeunes athlètes et à leurs parents au sein même des écoles pour leur permettre de reconnaître rapidement les symptômes de toute blessure à la tête.

1 commentaire
  • Clifford Blais - Inscrit 8 décembre 2016 08 h 30

    Normes à respecter dans les programmes Sport-Étdes !

    Combien de nos adolescent(e)s ont eu leur cerveau blessé de ces commotions que nos entraineurs, directeurs d'écoles ont passé sous silence ... L"école est supposé d'être un endroit pour améliorer le cerveau, pas pour le blesser.

    Bravo pour cette initiative pan-canadienne !