Baseball - Les Expos devront trouver de nouvelles façons de gagner, selon Cabrera

Melbourne, Floride — Sans Vladimir Guerrero et Javier Vazquez, les Expos ont des trous à combler et Orlando Cabrera estime qu'ils auront «un bon défi».

«C'est une équipe différente, a-t-il dit hier à l'issue de sa première journée au camp des Expos. Il faudra trouver une nouvelle façon de gagner en faisant des choses différentes. C'est un bon défi. Il faudra utiliser notre rapidité, bien jouer en défense, faire les petites choses à l'offensive.»

Cabrera, qui était retenu en Colombie par des problèmes de visa, portait la tuque sous sa casquette lors de la séance d'entraînement alors que le mercure indiquait environ 10 degrés Celsius. Il n'a vu jouer Nick Johnson qu'à la télévision mais il estime que le joueur de premier but est «un bon frappeur et une bonne cible». Il a noté que Tony Batista, qui jouera au troisième but, possède de la puissance et il s'est dit très heureux de l'acquisition du voltigeur Carl Everett.

«Je lui ai parlé après qu'il ait signé avec les Expos. Je pense que j'étais plus heureux que lui. ll joue au baseball de la bonne façon. C'est bon de l'avoir dans le vestiaire.»

Cabrera, le joueur par excellence des Expos la saison dernière, a parlé à Frank Robinson à son arrivée au camp et la première chose que le gérant lui a demandé, a-t-il dit, c'était: «Où aimerais-tu frapper dans le rôle?»

Or il n'a aucune préférence.

«Je vais frapper où on aura besoin de moi, que ce soit au premier rang ou comme quatrième frappeur.»

L'an passé, Cabrera a pris part aux 162 matchs du calendrier pour la deuxième fois en trois ans et s'est imposé en conservant une moyenne de ,297, claquant 17 circuits et produisant 80 points. Il n'a commis que 18 erreurs à l'arrêt-court.

«La clé, a-t-il dit, sera de rester en santé. Ce sera une bonne chose si on peut éviter les blessures. Nous ne sommes pas comme les Yankees. On ne peut se permettre de perdre cinq joueurs.

«Au monticule, a-t-il poursuivi, nous avons de bons jeunes lanceurs et ils ont bien lancé l'an passé.»

Cabrera, 29 ans, était convaincu à la fin de la saison que «Vladdy ne serait pas de retour» mais, a-t-il dit, «j'ai été surpris de voir qu'il a signé un contrat avec les Angels d'Anaheim et qu'il se retrouve dans la Ligue américaine».

«Je ne pense pas qu'on soit capable de combler le grand vide créé par le départ de Vladdy et il faudra jouer de façon différente par rapport aux cinq ou six dernières années, a-t-il insisté. Je pense aux Expos des années 80 qui se servaient de leur rapidité et faisaient les petites choses.

«Chaque jour, a noté Cabrera en faisant l'éloge de Guerrero, il faisait une chose qui émerveillait les gens, même les joueurs dans le vestiaire. Il ne participait pas à l'exercice au bâton et frappait le premier tir par-dessus la clôture. Il faisait froid et il frappait la balle en lieu sûr sans porter de gants. Je n'ai jamais vu quelqu'un comme lui et je pense que je n'en verrai jamais plus.»

En ce qui concerne la perte de Vazquez, Cabrera a insisté sur le nombre de manches au monticule qu'il procurait à l'équipe. L'an passé, il a totalisé 230 manches en 34 départs.

«Les manches, c'est ce dont nous avons besoin, a-t-il dit. C'est surtout ce qui va nous manquer mais je suis heureux pour lui qu'il ait signé avec les Yankees. C'est une occasion formidable pour lui. C'est un lanceur capable de remporter 20 victoires chaque année. Il était jeune quand il s'est joint aux Expos et n'avait aucun vétéran pour agir comme professeur. Pedro [Martinez] était jeune. Il n'avait pas un professeur pour lui montrer comment l'emporter quand il n'avait pas sa bonne étoffe.»

Cabrera, qui a signé un contrat d'un an évalué à six millions, sera autonome à la fin de la saison.

«Je n'aurai pas une approche différente à cause de cela, a-t-il dit. C'est une année importante pour moi et pour l'équipe.»